11 décembre 2009

Comment ça va, la PJJ ?


*Une illustration de Jiho 
Dans le dernier article, je vous présentais ma démarche de stage pour cette deuxième année au sein de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ). Un article assez pragmatique destiné à mettre en relation des articles théoriques et la pratique de l'apprentissage. Aujourd'hui, j'ai envie d'aborder mon stage sous un angle plus interprétatif et de partager avec vous mes différents ressentis.

Pour ceux qui n'auraient pas lu le précédent article, je rappelle que je suis en stage de deuxième année au sein d'un foyer qui accueille des mineurs ayant commis des délits entre 16 et 18 ans. Il s'agit d'un foyer de type "Maison d'Enfants à Caractère Social" (MECS) sauf que tous les mineurs sont placés au titre de l'ordonnance du 2 février 1945. Je le compare à une MECS, en ce sens où les jeunes ont des autorisations de retour en famille le week-end, peuvent sortir ; en d'autres termes, ils ne sont pas enfermés comme peuvent l'être les jeunes en Établissement Pénitentiaire pour Mineurs (EPM) par exemple. Ils sont toutefois soumis à un règlement intérieur qui les oblige à rentrer à des heures précises.
Ça fait maintenant un peu plus d'un mois que je suis en stage et j'ai donc pu voir pas mal de choses.

D'abord, pourquoi un stage en PJJ alors que je suis en formation d'éducatrice spécialisée, auriez-vous peut-être envie de me demander. En effet, l'idée peut sembler saugrenue au premier abord... J'ai pu en parler dans un autre article : "Se savoir soi-même" dans lequel j'exprimais l'aspect très personnel de ce choix. Pour résumer, on va dire que mon histoire personnelle a largement orienté ce choix et qu'en premier lieu, j'avais pensé à devenir éducatrice au sein de la PJJ avec pour idéologie de croire aux vertus de la culture comme vecteur d'insertion. En gros, l'idée étant "Si tu sais, alors tu peux", "Si tu vois ce qu'il se passe ailleurs, tu peux cueillir les possibles et faire des choix" avec comme postulat que le contexte socio-culturel avait tendance à enfermer des personnes dans des cases stigmatisantes.
Il est important de souligner qu'il y avait là une volonté personnelle de transmettre à des adolescents en difficulté quelque chose que j'avais finalement moi-même expérimenté.

Me voilà donc, bonne volonté et optimisme tout azimuts, entrer en stage. Mon premier contact avec les jeunes s'est fait par le biais de leur dossier... le directeur m'ayant proposé de les lire, histoire de ne pas trop me sentir perdue au sein du groupe.
En gros, on peut comparer cette expérience à une espèce de lutte acharnée et essoufflée pour ne pas tomber au fond d'un trou lugubre et sans fin... J'ai pris 2-3 claques bien placées dès ce premier jour. Et là, première question intérieure : ça s'appelle pas "Enfance en danger", ce genre de situations ? Non... on appelle ça "enfance délinquante". Tout d'un coup, il y a quelque chose qui me dit que ça ne va pas être évident...
Je lis en effet des histoires familiales dramatiques, des situations qui vont au-delà du supportable... Finalement, je finirais par abandonner la lecture des dossiers dans la journée, préférant un contact réel et humain.
J'ai donc, au fil des journées, découvert chaque jeune. Assez rapidement, il faut dire puisque la plupart d'entre eux partent tôt le matin pour rejoindre leur travail, lycée, occupations diverses et variées... je découvre surtout que la paperasse est omniprésente dans ce foyer. Enfin... les démarches téléphoniques, les courriers, les rapports, etc... prennent énormément de temps. Les éducateurs passent la majorité de leur temps dans le bureau. Alors bien sûr, il y a des choses essentielles ; par exemple, il existe un cahier de liaison qui permet de faire le lien entre tous les éducateurs, il y a aussi un cahier pour chaque jeune dans lequel nous devons relater les évènements de la journée. Ça prend du temps mais c'est essentiel.
Là où ça se gâte, à mon humble avis, c'est dans la manière d'accompagner un jeune. Alors bien entendu, je ne mettrais pas tous les éducateurs dans le même sac, chacun a sa manière de travailler et il s'agit ensuite de faire la part des choses. Cela dit, j'ai vu des choses qui m'ont réellement choqué.
Il faut rappeler que la majorité des jeunes accueillis n'ont pas encore été jugés. En attendant, le placement permet un éloignement du milieu habituel, des victimes et co-auteurs. Pendant cette période, les éducateurs ont entre autres pour mission de rendre des comptes aux magistrats sur l'évolution des mineurs. Respecte-t-il ses obligations ? Est-il dans un processus d'insertion ? A-t-il un projet ? L'aspect "insertion" est relativement important puisqu'il permettra au magistrat de prendre une décision adaptée ; dans le cas d'un jeune qui a débuté une formation qui se déroule bien, il est fort probable que le magistrat laisse libre le jeune avec éventuellement une liberté surveillée ou un contrôle judiciaire. Dans le cas d'une alternative à l'incarcération, ce placement est comme une "deuxième chance" pour le jeune, finalement... Les éducateurs travaillent donc dans ce sens. Lorsque je suis arrivée, nous venions d'accueillir trois jeunes en urgence ; pour l'un d'entre eux, l'éducatrice référente a pris rendez-vous avec un organisme de formation sans jamais en parler au jeune concerné. En gros, l'idée consiste à "insérer, insérer..." (et plus vite que ça, aurais-je envie de rajouter).
Lors de mon arrivée, j'ai aussi voulu consulter les projets individualisés (ou contrats de séjour), histoire de savoir dans quel sens mener les accompagnements. Point de projets individualisés ! Et lorsque je demande aux éducateurs ce qu'il en est à ce sujet, on bafouille des "Hein, quoi ?" ou "C'est-à-dire ?"... C'en serait presque comique s'il ne s'agissait pas de jeunes en difficulté, en manque de cadre et de limites, non pas répressives mais bel et bien rassurantes. Que dire à un jeune que l'on lève tous les matins à 6h45 et qui nous demande "Pourquoi ?"... oui, il faut se lever parce qu'il y a des règles à respecter, un règlement intérieur... Mais pourquoi ce règlement ? Pourquoi ces règles ? Quel est le sens de ces obligations ?
Le projet, même s'il peut être sujet à des critiques, revêt tout de même une importance capitale quant à la possibilité pour le jeune de se projeter sur l'avenir et de trouver l'intérêt de se lever le matin. Je vous invite à lire un article sur le projet que j'avais publié il y a quelque temps.

(Cliquez sur l'image)
Éducateur, ce métier impossible - article projet éducatif

Que pourrais-je vous raconter encore ? La délation des éducateurs ? Le manque d'éducatif ? La fuite du système éducatif vis-à-vis des jeunes difficiles ?
En fait, non, je n'ai pas tellement envie d'accuser sans fondements. En effet, j'ai eu tendance à me dire que les éducateurs en PJJ étaient moins sensibilisés que nous à l'importance du Sujet, aux notions de psychologie que nous pouvons aborder dans la formation d'éducateur spécialisé. J'ai eu tendance à haïr leur manière de travailler et à les assimiler à des secrétaires du social. Lorsque j'ai entendu "Ce jeune est trop difficile, il faut l'envoyer ailleurs", j'ai été la seule à être choquée par l'abandon visible du système éducatif. J'ai eu tendance à mépriser cet échec en me disant que "forcément, nous n'étions pas au pays des Bisounours et que forcément, en PJJ, il s'agissait de bosser avec des adolescents pris dans des processus violents, etc...". 
Alors oui, j'ai tendance à défendre ma place d'éducatrice mais depuis mon arrivée, j'ai tout de même tenté de prendre un peu de recul et je me suis dit que cette manière de travailler s'expliquait par la mutation actuelle de la justice pénale des mineurs. Bien entendu, nous pouvons toujours nous battre en tant qu'éducateur pour conserver un positionnement éthique mais je crois que je me dois de faire la différence entre moi qui débute dans la profession et certains d'entre eux qui ont 15-20 ans de profession. Il y a pleins de raisons qui peuvent expliquer leur difficulté à bosser :
  • Le manque criant de moyens... En effet, autant par mes observations que par des échanges avec les éducateurs, j'ai pu prendre conscience de la situation alarmante de la PJJ. Actuellement, les moyens financiers sont donnés aux EPM, aux Centres Éducatifs Fermés (CEF), aux Centres Éducatifs Renforcés (CER) et les foyers sont en train de s'étioler progressivement. Ça parait finalement logique au regard de la politique nationale en matière de prévention de la délinquance. Réformes, décrets, lois rapprochent lentement mais surement la justice des mineurs de celle des majeurs. Un établissement pénitentiaire pour mineurs reste un établissement pénitentiaire avec un personnel certes composé d'éducateurs mais également de surveillants pénitentiaires.
  • Ce manque de moyens entraîne finalement une meilleure prise en charge en CEF ou CER. Ou même en EPM. Je vais peut-être choquer certaines personnes mais lorsqu'un jeune est orienté en CEF, nous savons qu'il aura autour de lui un médecin, un psychologue, un éducateur, des projets seront mis en place. Bien entendu, les dysfonctionnements existent surement mais que dire lorsque nous, foyer plus ouvert, n'étions pas en mesure d'assurer la protection du mineur par manque de personnel... ou lorsque, par désarroi, le seul moyen de gérer la dépendance d'un jeune au cannabis consistait à le dénoncer ? Le manque de moyens financiers, humains ou matériels met à mal l'accompagnement éducatif, les éducateurs ne trouvent plus de solutions, doivent travailler dans la hâte, n'ont plus le temps d'analyser les situations. Bref, ça me mine le moral de voir ça... parce qu'en attendant, il se passe énormément de choses pour ces jeunes et nous n'avons comme réponses que ce que le gouvernement veut bien nous accorder... des dispositifs fermés, histoire que toute déviance soit dissimulée aux yeux de l'électorat. 
Bref, je m'égare... J'ai remarqué aussi une espèce de banalisation de la part des jeunes par rapport à l'administration pénitentiaire. J'ai comme l'impression que le passage par l'incarcération est devenu un rite de passage pour ces jeunes qui ne trouvent la reconnaissance sociale qu'à travers le regard de leurs pairs... Ce n'est qu'une hypothèse et je ne veux pas prétendre à quelque vérité que ce soit mais ceci revient régulièrement dans le discours des jeunes. Forcément, tout ça pose question...

J'espère trouver le temps d'écrire des articles plus ciblés, celui-ci était très en vrac... Mais pour conclure par rapport à ce que je disais au début, je suis bien décidée à m'éloigner le plus vite possible de la PJJ. J'en suis vraiment déçue et je sens le pessimisme de cette branche du Ministère de la Justice m'entourer de ses bras dangereux... Cela dit, c'est très formateur et j'avais besoin de m'y confronter, peut-être un truc à régler avec moi-même. Mais je n'irais pas là-bas, je refuse d'appartenir à ce système et d'être forcée d'agir en contradiction avec mes convictions. Je plains vraiment les éducateurs de la PJJ et il faut avouer qu'ils n'ont pas la tâche facile... Alors bon courage à vous, s'il y en a qui me lisent.

Pour finir, une jolie illustration de Jiho
C'est à vous !
  1. comme je te le disais dans un autre commentaire je prépare le concours de la PJJ. Et après un petit saut d'une 1/2 journée en CEF tenu par une asso habilitée et une 1/2 journée dans un foyer PJJ j'ai de plus en plus de doutes. Du coup petit à petit je m'oriente vers la formation d'éducateur spécialisée même si je n'ai pas la certitude de pouvoir la suivre (condition d'acceptation par le pôle emploi puis pour les deux dernières années de contrat de professionnalisation). Ton article illustre tout ce que j'ai pu pressentir et mes craintes face à la PJJ. Merci en tout cas de nous faire partager tes sentiments !

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  2. Salut Sylvie,

    J'ai pas mal pensé à toi en écrivant cet article, je me disais "J'espère que ça va pas décourager des personnes qui sont dans ton cas"... Parce qu'en même temps, je pense qu'il faut des gens pour se battre, disons que moi je ne m'en sens pas la force.
    Cela dit, si tu envisages la formation d'éduc spé, as-tu regardé du côté du Conseil Général ou Régional de ta ville ? Et les bourses ?
    En tout cas, n'hésite pas à partager tes ressentis ou si toi-même, tu écris des articles sur le sujet, fais-moi en part sur vanillette.blog@gmail.com ou sur les commentaires...
    En tout cas bon courage à toi ! A très bientôt !

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  3. g passé un entretien de stage dans un CER et j'vais été choquée moi même de la violence des propos de la directrice : "les jeunes ont trois moi pour se réinsérer soit ils prennent la main kon leut tend, soit ils dégagent car y en a plein ki attendent une place ici"...
    bon courage à toi

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  4. Sims

    comme ton discours est clair et bravo pour ce regard lucide posé sur notre situation actuelle à la pjj
    sims éduc stagiaire ex ate (veilleur de nuit)depuis une dizaine d'années .le rêve de ces éducs................des jeunes "faciles"reposants
    dociles............là ou c'est le plus dur pour moi ça n'est pas forcément avec les jeunes hélas............mes respects à toi et bonne route pleine de merveilleuses rencontres.....l'inouï de la rencontre

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  5. Bjr, j aime bien ton article (mm si tu le dis "en vrac" lol) mais seul bémol : malgré le fait que tu dise "je ne veux pas généralisé" c'est un peu ce que tu fais lorsque tu dis vouloir t'éloigner de la pjj à cause de ce que tu as constaté dans UNE structure (Si jme trompe dsl j'ai mal compris =)...Ms meme apres en avoir vu plusieurs, ca ne veut pas dire TOUS "pourris", ms là, c'est dja mieux pr ce faire un avis ! lol) Les problèmes que t'as rencontré sont d'ordre systémique et méthodologique (puisqu'il n'ont pas fais de projet, prtant c'est ce qu'il demande de faire au concours dc c est bizarre lol) et donc PROPRE à cette structure, dc tu ne peux pas te baser sur ca pr dire "la PJJ m'a déçu"
    Et je partage ton avis sur ce que tu dis sur le "rite de passage" en EPM mais pour moi il y a plus que ça : c'est une façon de se faire RECONNAÎTRE par les autres, montrer qu'on EXISTE donc c'est une "banalisation en apparence" je dirai (qui n'est pas valable pour tous les jeunes bien sur) [dsl si j'ai laissé des fautes ms tp long mon pavet, pas la force de relire lool]

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  6. Autant pour moi tu a parlé de "reconnaissance sociale" pour la banalisation de l’incarcération donc on est du meme avis, ma nuance était inutile lool (sauf pour le terme banalisation en apparence)

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  7. Bonjour vanillette je souhaiterais te poser quelque question,donc je suis actuellement en 1iere année de licence de droit mais cela ne me correspond pas je souhaiterais trouver une ecole en alternance pour etre educateur mais je ne sais pas par ou commencer pourrais tu m'aider??

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    1. Salut Gwen,

      J'avais écrit quelques articles à ce sujet, voici les liens, tu peux ensuite poser tes questions précises dans les commentaires :

      - http://educateur-specialise.blogspot.fr/2009/06/les-ecoles-d-specialise.html
      - http://educateur-specialise.blogspot.fr/2009/09/comment-devient-on-educateur-specialise.html

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  8. Salut à toi,

    Ton écrit a fait écho à mon histoire personnelle et professionnelle, je ne pouvais quitter cette page sans t'en faire part et partager mon vécu.
    J'ai eu aussi l'occasion d'effectuer un stage dans un établissement PJJ : un CER. Comme tu le dit, il est vrai que ce sont des structures avec beaucoup de moyens, contrairement à d'autre.
    Étant sensible à la culture, je suis partis sur ce site de stage avec pour volonté d'aller à la rencontre des jeunes en marge du social et de monter un projet culturel. Tout comme toi, je considère la culture et le savoir en général comme déterminant, permettant une compréhension et une appropriation du monde.
    Mon projet a consisté a emmener des jeunes a participer à un séjour de restauration du patrimoine. Ils ont restaurés un château médiéval. Je voulais mettre au centre de l'histoire et de la ville des jeunes de banlieue ( étymologiquement : hors du pouvoir seigneurial à l'extérieur de la ville).
    Si ce projet fut une réussite, je suis usé de cette institution, de son environnement et du reste. J'ai observé des pratiques de contentions, d'évitement, des clash physique sans raisons... On achète les jeunes en leur proposant des activités de consommations... La liste est exhaustive et ne sont pas sans fondements.

    Néanmoins, tout n'est pas noir ou blanc. Ce sont des lieux ayant du potentiels et des moyens. D'ailleurs, c'est grâce à cela que j'ai eu la chance de mettre en place ce projet de séjour. J'ai vu des jeunes s'en sortir et des éducateurs très engagés. Je ne pense pas qu'il faut avoir une vision trop négative de celle-ci. Il faut parfois à force d'engagement, proposer d'autres chemins à ces structures. Ce sont aussi des lieux enrichissant au niveau personnel que professionnel.

    Ton article date de 2009, peut être as tu changé de regard ?

    Félicitation pour ton site.

    Julien G.

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  9. Je trouve cet article très réducteur du travail de la PJJ et de leur approche de cette frange d'ados qui cumulent plusieurs problématiques. Bien sûr la théorie sert à analyser les pratiques, on peut tous citer de grands pédagogues et se gargariser du manque de professionnalisme de la PJJ ou d'autres acteurs dans le social, on est formé à la psychologie des ados et on a un savoir faire qui nous permet de remettre sur les rails des jeunes que les MECCS virent sans ménagement (on ne sait pas faire avec ces jeunes, je l'ai entendu maintes fois lors d'audience au TE), mais comme l'a dit un ancien, il y ceux qui savent parler à force d'avoir entendu et d'autres qui savent faire force d'essayer

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  10. Je suis actuellement en stage PJJ, en unité éducative. J'avais le même sentiment que toi, au début. puis j'ai vu d'autres façons de travailler. Il y a là des éducateurs qui en font le minimum, trop encrés dans leurs horaires de bureau c'est à peine si ils regardent l'heure, des aprioris sur les 'cassos' 'les toxs' bref à en gerber... Puis j'ai tourné en binôme avec une vraie éducatrice, des valeurs, une envie de faire le maximum pour des jeunes et leur famille. Comme partout il y a des branleurs, et des bosseurs. Je préfère être en PJJ plutôt que de la fuir puisque je sais que le taf, je le ferais....

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  11. La pjj est une fabuleuse institution qui aide les jeunes à s'en sortir. Les éducateurs et l'équipe échouent parfois mais il réussissent aussi. C'est cela qui donne envie de continuer... Il ne faut pas généraliser les dysfonctionnements de façon trop rapide voire éronnée


    Un éducateur PJJ

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    1. Bonjour je me permet de vous contacter car je suis une élève de L2 en droit à Vauban à Nîmes et je suis à la recherche d'un éducateur spécialisé afin de recueillir vos propos sur votre profession dans le cadre d'un exposé sur notre projet pro. C'est un métier qui m'intéresse beaucoup et j'aurai voulu avoir votre témoignage qui répondrai à quelques unes de mes questions.
      Je vous remercie d'avance.

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  12. Par un jeu de mots peut-être l’absence de cadre.
    La plupart des foyers PJJ sont impuissants et n'arrivent pas à contenir les débordements de ses jeunes. Pas plus que les autres. Ce sont bien souvent les vases communicants en fonction des places disponibles entre la justice pénale et civile. "Celà est dit...en général".

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  13. Bonjour,

    Actuellement étudiante en droit j'ai moi meme effectué un stage en PJJ et en ce moment je travaille avec des assistantes sociales et des éducateurs. Et je pense qu'effectivement tu as eu un regard choqué d'étudiant qui sort du monde scolaire et qui rentre dans la réalité. En revanche de la a dénigrer le métier d'éducateur a la PJJ je pense que tu te trompes, je pense que c'est parce que tu es jeune et que tu veux sauver tout le monde moi meme je suis un peu comme ça. Sauf que tu vas vite etre très déçue de l'assistanat dans le monde que nous vivons actuellement. Ce n'est pas les éducateurs a la PJJ qui bossent pas, mais c'est aussi que par moment a force de s'acharner pour certains c'est dur de garder de l'espoir. Après lors de mon stage en PJJ j'avais suivis un éducateur en secteur ouvert et non fermé en foyer. Ou il y a un réel suivis avec le jeune ! L'éducateur que je suivais en stage avait placé un jeune délinquant dans une famille et je peux te dire qu'il avait commis un délit très grave ! Et le travail effectué sur le jeune aidait quand meme a y voir plus clair. Et l'éducateur m'expliquait qui avait suivis des jeunes dont il était devenu majeur maintenant et qu'il travailler faisait une formation. Bref réintégrer. Donc je pense qu'il ne faut pas trop généraliser sur les métiers. Et je pense que tu as une vision faussé du social vient bosser dans une maison de solidarité de ton conseil général de ta région tu vas ouvrir les yeux sur l'assistanat des gens ! On fait plus du social à l'heure actuelle mais de l'assistanat pour des gens qui refusent de bosser et de s'intégrer correctement...

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