30 janvier 2010

Un dossier de pratiques professionnelles raccourci



L'ensemble des photographies présentées dans cet articles ont été réalisées par Célia Carpaye. Elles sont soumises au droit d'auteur.
Le DEES, c'est une série d'épreuves à passer ou d'écrits à rendre, répartis en quatre domaines de compétences. Le DC1 comporte les évaluations de stage ainsi qu'un dossier nommé "Dossier sur les pratiques professionnelles" (DPP). Selon les textes, il s'agit d'un dossier d'une quinzaine de pages élaboré par le candidat en référence au DC1 à l'occasion des stages effectués. Ce dossier comporte une dimension descriptive relative aux pratiques du candidat et aux pratiques observées ainsi que leur analyse au regard d'éclairages conceptuels.

Les compétences repérées lors de cette épreuve sont les suivantes :
  • Instaurer une relation
  • Favoriser la construction de l'identité et le développement des capacités
  • Assurer une fonction de repère et d'étayage dans une démarche éthique
  • Organiser une intervention socio-éducative individuelle ou collective
  • Animer la vie quotidienne
Si je me permets d'aborder ce sujet aujourd'hui, c'est parce que, sans avoir totalement expérimenté la chose, mon école nous a déjà fait toucher du doigt la démarche de ce travail. En effet, pour chaque année et chaque stage, les formateurs nous demandent une note de type DPP mais en 5-7 pages.
D'un côté, ça a quelque chose d'intéressant puisqu'on est plongé illico presto dans une réflexion clinique de l'accompagnement. D'un autre côté, 5 pages, c'est peu pour décrire l'accompagnement éducatif spécialisé. Ceci étant dit, je souhaitais partager avec vous le document que j'ai pu élaborer l'année dernière lors de mon stage en IME, dans un groupe de pré-ados entre 10 et 13 ans. Lors de cette épreuve, j'ai tenté de mettre en pratique une certaine méthodologie (raccourcie) pour proposer une lecture :
  • Cadre institutionnel
  • Présentation du jeune
  • Présentation d'une situation
  • Analyse de la situation
  • Intervention éducatives menées auprès du jeune
Bien entendu, vous devinerez que les informations (identité, dates, lieux) ont été modifiées, par souci de confidentialité.
Ce serait très intéressant de savoir, si vous êtes en formation, comment vous appréhendez cette épreuve. Ainsi, n'hésitez pas à me contacter sur carpaye.celia@gmail.com, sur Facebook ou par le biais des commentaires.

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L’institut Médico-Éducatif [Sourire] est un établissement social et médico-social géré par l’association [...], chargée d’assurer l’accueil, le respect, la protection, le soin, l’éducation, la formation et l’intégration des personnes accueillies. Dans ce cadre, l’IME [Sourire] accueille une centaine d’enfants, adolescents et jeunes adultes entre 6 et 20 ans, déficients intellectuels avec ou sans troubles associés, pour une « prise en charge individuelle, adaptée et progressive visant à développer les compétences, les aptitudes et les motivations de chaque usager ». C’est dans ce contexte institutionnel que j’ai pu effectuer un stage de vingt semaines au sein d’un groupe de huit enfants externes entre 10 et 13 ans.
Le cadre institutionnel est, à mon sens, le pilier de l’accompagnement social et éducatif spécialisé en ce sens où il permet et justifie l’existence d’une relation éducative entre un professionnel et une personne accueillie. Selon moi, définir l’acte éducatif revient donc en premier lieu à s’interroger sur la vocation première du métier d’éducateur spécialisé en vertu des textes législatifs ; celle d’aider les personnes qu’il accompagne à « être », avec l’accomplissement personnel mais aussi les exigences sociales que cela implique.
« Dis… est-ce qu’on a le droit d’avoir le choix ? » me demanda récemment Antoine, un enfant de 12 ans que j’accompagne dans le cadre de mon stage. Question qui pourrait prêter à sourire dans un premier temps mais qui met finalement le doigt sur des questions fondamentales :
  • La notion de loi : avoir ou ne pas avoir le droit.
  • La possibilité d’exister en tant qu’être désirant : avoir ou ne pas avoir le choix face à un désir personnel et en fonction de limites imposées par la loi réelle ou symbolique.
Considérant en partie l’acte éducatif comme la transmission de ces deux éléments, j’ai donc choisi d’énoncer une situation inhérente à cet enfant, situation qui est en lien étroit avec la question que m’a posé Antoine.


Antoine est un jeune garçon âgé de 12 ans, arrivé à [Sourire] en juillet 2006 pour une déficience moyenne avec des troubles de la personnalité. En effet, celui-ci a été atteint d’une surdité précoce acquise par infection CMV, entraînant une prise en charge en établissements médico-sociaux dès son plus jeune âge en raison des retards cognitifs qui ont fait suite à l’infection. Enfant, il a commencé à acquérir la Langue des Signes Française dans un hôpital de jour de [...]. Il a ensuite été admis dans un Institut Médico-Educatif de [...] où il n’a visiblement pas pu s’intégrer au public accueilli (enfants autistes). C’est dans ce contexte qu’il a intégré l’IME [Sourire], présentant une dysharmonie psychotique évolutive avec troubles des fonctions cognitives. Cela se traduit en partie par des crises d’angoisse fréquentes, des stéréotypies, un isolement constant, de l’hyperactivité ou encore de l’agressivité lorsqu’il se sent menacé. Malgré un retard global d’acquisition, Antoine sait lire et possède une bonne maîtrise du langage oral ; il est d’ailleurs scolarisé à l’école autonome, partenaire de l’IME [Sourire]. Enfin, il est important de préciser qu’Antoine réside chez ses deux parents avec sa grande sœur de 17 ans.
Dans le cadre de la socialisation des enfants de l’unité des pré-ados, nous avons l’opportunité de nous rendre dans une ludothèque deux fois par semaine. Le mercredi matin, nous sommes en présence d’Antoine et de deux de ses camarades, l’autre partie du groupe étant à l’école. A notre arrivée à la ludothèque, une accompagnatrice accueille les enfants et leur propose une série de jeux destinés à éveiller leurs sens et développer leurs potentialités. La situation se déroulait donc dans ce cadre, après un jeu auquel participaient Antoine ainsi que Julien et Killian, les deux autres enfants. Killian, appréciant particulièrement le jeu en question, a réclamé une deuxième partie. L’accompagnatrice a donné son accord, à la condition que d’autres enfants en aient aussi envie. Julien a clairement exprimé son désaccord tandis qu’Antoine semblait ne pas avoir entendu, agité par ses stéréotypies. En effet, celui-ci a pour habitude de se balancer, la tête en arrière, de se mordiller les doigts ou encore de se taper les mains ou le visage. En lien avec son problème d’audition, nous savons qu’il s’agit d’un repli autistique pendant lequel il se renferme sur lui-même. Afin de connaître le désir d’Antoine, je lui ai donc demandé s’il avait envie de faire une nouvelle partie.
– C’est pas moi qui décide, m’a-t-il répondu.
– En effet, pour certaines choses, ce n’est pas toi qui décides. Mais justement, à cet instant précis, j’aurais voulu avoir ton avis. De quoi as-tu envie ? lui ai-je alors demandé.
Malgré cela, Antoine n’a pas réussi à saisir la possibilité de choix et a rétorqué, nerveux et soumis à des tics de plus en plus violents :
– Comme vous voulez.
Je n’ai pas insisté, ne souhaitant pas générer davantage d’angoisse.

Cette situation, d’autant plus concise qu’elle se situe dans les échanges du quotidien, me semble intéressante à analyser puisqu’elle cible selon moi une des composantes du travail éducatif : la mise au travail du désir chez l’enfant, comme moyen « d’exister ». Philippe Gaberan, dans un de ses ouvrages, fait référence à cette notion en distinguant le « vivre » de « l’exister » : selon lui, il ne suffit pas d’être en vie pour exister à part entière. Dans le cas du handicap, cette assertion prend toute son importance et situe notre action dans une dynamique de citoyenneté. C’est pourquoi cette question me semble primordiale dans ma première approche du travail social. Sans pouvoir dresser un constat établi, définitif et exhaustif, il s’agira plutôt pour moi de formuler un certain nombre d’hypothèses et d’interroger la question de la loi et l’émergence du désir dans sa fonction socialisatrice.

Dans un premier temps, il me semble important de revenir sur la situation familiale d’Antoine afin d’amener à notre réflexion la question de la fonction paternelle. Les parents d’Antoine, acceptant difficilement sa situation de handicap, semblent nier les limites et les possibilités de celui-ci. Il s’agit d’une famille où le discours prédomine vers de lourdes exigences et une réorientation prochaine en milieu ordinaire. Par exemple, Antoine nous communique régulièrement son « devoir d’apprendre » et « son interdiction de jouer et s’amuser » lorsque nous lui proposons une activité. Les moments de crise, pendant lesquels son discours est souvent incohérent et désordonné, font apparaître une confusion et une souffrance importantes : « A 16 ans, j’irais travailler à l'usine et je serais dans un lycée normal avec des copains normaux. C’est de moi qu’il s’agit… » nous a-t-il dit récemment en des termes inhabituels. « A la maison, je n’ai pas le choix », « Il ne faut pas faire grève, il faut respecter la loi, c’est tout ! »… autant d’exemples qui peuvent illustrer cette propension à dicter la loi et cette difficulté à « exister » comme peut le démontrer la situation précédemment énoncée.
En s’interdisant le droit au désir, Antoine pointe du doigt un conflit psychique important, ce qui m’amène à citer Joseph Rouzel au sujet de la fonction symbolique du père : « Le père est le fondement de la loi qui, de l’interdit de l’inceste aux lois sociales, régule la jouissance des humains soumis à la vie collective. » Il rajoute que l’incarnation du père, en intégrant la dimension symbolique du langage par exemple, permet au sujet de se confronter à la socialisation et de devenir un être désirant. En d’autres termes, le père confronterait l’enfant au réel et aux réalités sociales par le biais du symbolique et c’est ainsi qu’émergerait le désir en même temps que la socialisation. Ainsi, pouvons-nous considérer que cette impossibilité à désirer démontre une acquisition difficile de la loi ?
En nous référant aux travaux de Lacan sur les trois instances psychiques (Réel, Symbolique, Imaginaire), nous pouvons justement situer le rôle de l’éducateur dans la dimension symbolique de l’apprentissage (le jeu par exemple) comme moyen pour la personne d’intégrer le réel (la loi) par elle-même. La relation difficilement instaurée avec Antoine m’a permis de constater son impossibilité à se situer vis-à-vis de la loi. Ainsi, me demandait-il souvent « Ai-je eu tort ou raison de faire cela ? » sur des situations pour le moins anodines. A l’inverse, Antoine peut facilement dépasser les limites de la vie en collectivité et se mettre en danger. Il semble donc soumis à une confusion permanente entre ses désirs et la loi imposée par les parents et éducateurs, ne sachant pas trouver lui-même la réponse à la question : Ai-je le droit d’avoir le choix face à cette situation ?
D’après le médecin psychiatre, Antoine voudrait être « un animal féroce et agressif dans un cirque afin de pouvoir dévorer les dompteurs » ; il me semble qu’il rejoue là son désir de dévoration de la figure adulte et que l’imaginaire comble en quelque sorte l’impossibilité de le faire de manière symbolique. Antoine semble être objet de la loi, et non sujet de ses propres constats et agissements, ce qui pourrait expliquer sa difficulté à se positionner et sa fuite dans l’imaginaire. Sans nier les symptômes psychotiques clairement établis par le corps médical, il semblerait que cette prévalence de l’imaginaire sur le symbolique explique en partie le repli autistique ou l’émergence d’épisodes délirants fréquents. Je ne saurais pousser plus loin cette analyse mais d’un point de vue éducatif, il s’avère que cette hypothèse vient prendre tout son sens.

L’acte éducatif se situe dans le sillon d’une relation privilégiée entre un professionnel et une personne accueillie au sein de laquelle se jouent les captations de la personne, relation médiatisée par un cadre institutionnel. C’est à travers les médiations éducatives et pendant les actes de la vie quotidienne que l’éducateur spécialisé peut accompagner l’autre dans l’appropriation de soi en lui proposant un espace de symbolisation du réel. Nous avons vu précédemment qu’il était très difficile pour Antoine de faire émerger ses désirs, de jouer, de choisir… « J’ai peur d’angoisser » m’a-t-il confié un jour, avant de commencer un jeu à la ludothèque. En effet, il est arrivé que les activités proposées à Antoine génèrent une telle angoisse qu’il finisse par se mettre en danger, sa sensation d’être un mauvais objet entraînant une culpabilité difficilement supportable. Par conséquent, travailler autour de la symbolisation avec Antoine demande une certaine prudence mais apparaît important pour faire émerger les éléments qui peuvent le menacer dans le réel. C’est pourquoi, nous le verrons, certaines actions éducatives ne purent être mises en place dans un laps de temps de vingt semaines. Aussi, il me paraissait important, après l’observation que j’avais faite d’Antoine, de travailler sur la valorisation et l’estime de soi.
Mais parce qu’Antoine supporte difficilement le changement, ma position de stagiaire a d’elle-même imposé la teneur de l’acte éducatif : donner le temps à Antoine de m’accepter et créer un espace de médiation. Il n’y a pas d’activité éducative sans relation, c’est bien cela que je souhaiterais démontrer avec la situation d’Antoine.


La situation qui entretient cette réflexion s’est déroulée à mon arrivée, lorsque ma position se voulait encore celle d’une observatrice. J’avais déjà remarqué les réticences d’Antoine vis-à-vis du jeu, ses angoisses dès lors qu’apparaissait la nouveauté et cette situation vint marquer le début d’un dialogue entre nous, si succinct soit-il. Ainsi, après avoir pris connaissance de son dossier individualisé et m’être entretenue avec différents professionnels à son sujet, j’ai pu comprendre qu’instaurer une relation éducative entre nous passerait d’abord par un travail de confiance. Enfant isolé du reste du groupe, Antoine a pour habitude de rester près de la fenêtre en tournant sur lui-même ; entrer en contact avec lui s’avère parfois difficile puisqu’il semblerait qu’il se protège du monde extérieur par une amplification des stéréotypies. Cela dit, il fait preuve à certains moments d’une vive curiosité et d’une réflexion intéressante ; il m’a donc semblé opportun d’en saisir les enjeux pour symboliser ses désirs et lui offrir un espace de parole. Ainsi, j’ai pu souvent être surprise de voir Antoine s’approcher de moi et me demander, nerveusement, si « les pirates se lavaient », « quand avait eu lieu la dernière condamnation à mort en France » ou encore « si les ours polaires de l’océan Antarctique allaient mourir ». Je lui répondais, avec la plus grande sincérité, lui démontrant par ailleurs que ma position d’adulte impliquait aussi la possibilité de ne pas savoir, et tentais ainsi d’approcher « sa » réalité pour mieux comprendre ce qui se jouait pour lui. Au début, ces échanges étaient brefs ; soit parce que d’autres enfants entraient dans la pièce, soit parce qu’il allait rejoindre la fenêtre et reprendre ses réflexions personnelles. Par la suite, j’interpellais Antoine de manière fréquente dès qu’il me semblait que celui-ci pouvait apporter une réponse à une question posée par un autre enfant par exemple ; il était important pour moi d’une part de l’intégrer au groupe et d’autre part de le valoriser en lui laissant la parole. A la fois, je me suis vite aperçue que ses moments « d’absence » étaient chers à Antoine et que l’interpeller trop souvent pouvait lui procurer de l’angoisse et couper un dialogue difficilement entrepris. Pendant quelques semaines, la relation s’est ainsi jouée en travaillant sur cet entre-deux : prendre en compte les besoins d’isolement d’Antoine et le stimuler selon ses possibilités. 

Dans un deuxième temps, j’ai sélectionné des thèmes plaisants pour Antoine en lui proposant d’aller faire des recherches sur Internet. L’incompréhension des autres enfants face à cette place privilégiée a pu donner lieu à des échanges au sein du groupe pendant lesquels j’intervenais le moins possible. En effet, les enfants ont pu participer aux recherches d’Antoine, celui-ci leur faisant part des informations dénichées. Aussi, ces moments ont pu déclencher des échanges entre nous ; en visualisant des photographies, il s’est permis de mettre en mots son désir (voyager, s’évader…) sans pour autant mettre en péril « son devoir d’apprendre » dicté par ses parents. Tous ces échanges ont été valorisés et entretenus. Il m’est apparu que le jeu ne pouvait pas être le seul lieu de symbolisation ; en tant qu’éducateur, il s’agissait de laisser Antoine m’entraîner dans ses centres d’intérêts pour lui proposer un espace valable pour lui.


Alors que ma période de stage touchait à sa fin, le jeu commençait à entrer dans la sphère des possibilités d’Antoine. Il m’est arrivé de le voir accepter de jouer avec les autres enfants et rire avec eux, de le voir discuter avec Julien au sujet de ses centres d’intérêts ou encore de rejouer ses fantasmes, maladroitement certes mais de manière très encourageante, lors d’un atelier théâtre qui a lieu tous les mardis après-midi. Sans parvenir toutefois à gérer ses émotions, Antoine se pose des questions ouvertement. « Ai-je le droit d’avoir le choix ? », était-ce une question posée à lui-même, prémices d’une responsabilisation de sa propre trajectoire ?
Par le biais de cette expérience, il m’est apparu clairement que l’accompagnement social et éducatif spécialisé résidait dans la mise à disposition d’un espace (de parole ou de jeu) par l’éducateur spécialisé pour que la personne accueillie puisse d’elle-même s’approprier ses captations et « exister ». L’éducateur spécialisé a selon moi la mission d’encourager cette trajectoire personnelle en étant à côté de l’autre. Comme le dit Joseph Templier, « Accompagner quelqu'un, c'est se placer ni devant, ni derrière, ni à la place. C'est être à côté. »

Mes sources

Philippe GABERAN, La relation éducative - Un outil professionnel pour un projet humaniste, Erès, Novembre 2007


Éducateur, ce métier impossible - livre joseph rouzel le métier d'éducateur spécialisé
Joseph ROUZEL, Le travail d'éducateur spécialisé - Éthique et pratique, Dunod
Psychasoc, le site de Joseph Rouzel
C'est à vous !
  1. Eh ben si c'est un résumé de ton DPP, je trouve ça génial! tu as une analyse super intéressante et tu sais comprendre certains enjeux dans des choses que j'ai pu constater aussi...
    Merci de nous faire partager ça.

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  2. Célia,

    Je comprends surtout qu'en ta présence de sujet, Antoine, pourtant sourd, "s'entend" mieux avec lui-même, donc "s'entend" mieux avec l'Autre, sachant que cet Autre lui est signifié par toi "étant".
    Antoine s'autorise alors à "exister", c'est-à-dire à "être même" (lui même) dans l'ex-pression (faire sortir de soi) de son désir.
    Et sans peur.

    A-t-il poursuivi son apprentissage de la LSF?

    As-tu des nouvelles récentes de lui?

    Biz,

    Bruno Jean

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  3. Bonjour,

    Petit message de remerciement pour le partage que tu offres de ton travail qui, de surcroît, est d'une grande finesse.

    Bonne continuation,

    Arno ES 3 en Normandie

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  4. Bon courage à toi Victor ! Et merci pour ce mot sympathique !

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  5. J'aime ce site, dommage qu'il n'y ai pas un encart de recherche des articles. Educ.spé. moi même j'admire le travail entrepris et j'y puise ce dont j'ai besoin pour ma pratique quotidienne.
    coste.bernard@gmail.com

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  6. Merci Bernard et bienvenue !
    Effectivement, Google ne prévoit pas de recherche et sinon, elle est défectueuse... Désolée...

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  7. waow ...
    j'admire ... et j'espère que t trouveras toujours le moyen de t'épanouir dans ce vaste domaine de l'éducation spécialisée ...
    :)

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  8. Merci beaucoup et bienvenue si c'est ta première visite ici !!
    J'espère aussi que je trouverai mon bonheur... pas évident en ces temps de restrictions en tout genre !

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  9. Très belle analyse sur la situation de ce garçon.
    Le travail de l'éducateur est de toujours ouvrir un champ de possibles mais d'accepter aussi que l'enfant se refuse aux choix qu'on pourrait lui proposer.

    C'est un risque au quotidien, une remise en question pour les professionnels mais un retour normal

    Avant tout autre projet personnalisé (pensé, décortiqué, retravaillé, repensé en objectifs) tout premier acte éducatif est le regard que l'on porte à l'enfant...

    Etre là pour lui, c'est peu mais essentiel...

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  10. Bonjour!

    Ce que vous avez écrit est très intéressant. Vraiment Bravo! On y ressens une réelle empathie dans l'accompagnement réalisé, qualité qui selon moi est nécessaire à l'ES.
    Je dois moi même dans le cadre de ma formation réaliser une analyse de ma pratique au regard d'une situation et cet exemple me parle beaucoup!

    Bonne continuation à vous.

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    1. Merci pour votre avis !
      Avez-vous réussi votre analyse ? Je trouve ça toujours très enrichissant de mener des écrits, ça force notre réflexion.

      Bien à vous

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  11. bonjour et avant tout merci ! merci de nous éclaicir sur la construction de ce dossier. je trouve ton analyse vraiment intéressante et approfondie.
    je me suis arrêtée sur une des phrases qui est « prise en charge individuelle, adaptée et progressive visant à développer les compétences, les aptitudes et les motivations de chaque usager ». que tu as mis entre guillemets et en italiques. est-ce que tu saurais me dire d'où vient cette source ?
    merci d'avance

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  12. Merci pour ton message.

    Cette citation provient du projet d'établissement de l'IME en question.

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  13. Actuellement en pleine écriture de la partie analyse de mon DPP, ton écrit m'a impressionné et à la fois effrayé. Une réelle qualité d'écriture, de réflexion et d'analyse que je ne suis pas sûre de pouvoir atteindre... Je crains que mon rendu ne fasse pas aussi bien.

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    1. Salut Hélène, je te remercie pour ton commentaire. Cela dit, ce qui compte, c'est surtout de mettre de soi dans ses écrits... Il n'y a pas UNE manière de faire, tout comme avec les personnes qu'on accompagne non ?

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    2. Bonjour,
      Je me suis faite également la même réflexion qu'Hélène,. Mais ton DPP final s'est inspiré de ce stage ou non? J'aurai une question concernant tes sources, tu cites: Joseph templier mais ne connaissant pas cet auteur, je ne sais pas de quel livre tu t'es inspiré, peux-tu m'éclairer stp?

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    3. Oui mon DPP final s'est inspiré de ce stage et des deux autres. J'ai vachement raccourci cette partie... L'exemple commentée se trouve dans mon ouvrage "Le guide pratique de l'éducateur spécialisé".
      Pour Joseph Templier, je t'avoue que je ne me souviens plus du tout... et je n'arrive pas à remettre la main dessus. Ca date de 2009..

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  14. Pour la référence de Joseph Templier c'est dans son livre "L'amour partagé" de 1956.

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  15. Pouvez-vous m'indiquez la page de cette cistation SVP ? Je ne l'a retrouve pas...

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  16. Dans le cadre de ma formation j'ai lu ton DPP et je le trouve vraiment formidable! Tu fais des liens entre chaque paragraphes et tu donnes du sens à chaque notions que tu évoques! Très agréable à lire, j'espère que tu as eu une bonne note!

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    1. Bonjour et merci ! Je précise quand même que ceci n'est pas mon DPP mais une esquisse qu'on avait du réaliser en première année. Pour lire mon DPP final, c'est ici : https://gumroad.com/l/dossierdepratiquesprofessionnelles

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  17. Actuellement en pleine écriture, même finalisation de mon DPP, je trouve le votre d'une fluidité et legerté dans sa lecture. Je me cherche toujours dans la façon de construire mes écrits. Insérer la partie conceptuel au sein même de la narration de la situation permet de faire aussitôt le lien entre votre réflexion et votre pratique. Résumé intéressant, Merci pour ce partage et l’intérêt que vous portez à NOUS futur professionnel.

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    1. Bonjour,
      Alors ceci n'est pas mon DPP (vous pouvez le télécharger ici, le bon : https://gumroad.com/l/dossierdepratiquesprofessionnelles) mais juste un raccourci. Merci en tout cas pour votre avis,
      Célia

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  18. Auriez vous un conseil pour ce que doit comporter l'introduction et la conclusion.
    ( votre vidéo sur une partie d'analyse sociologique dans les écrits des ES ma permis de relire et réfléchir à mes écrits autrement,Merci!)

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    1. J'ai donné des pistes de réflexion dans mon ouvrage "Le guide pratique de l'éducateur spécialisé" mais ça dépend beaucoup de ce que vous demande votre école (si par ex, vous devez prendre en compte les 3 stages, vous n'allez pas rédiger le même genre d'intro que si le DPP s'attache à une seule situation). Je vous invite à le consulter (la plupart des centres de doc l'ont). Sinon ici ou dans n'importe quelle librairie : http://livre.fnac.com/a9658178/Celia-Carpaye-DEES-le-guide-pratique-de-l-educateur-specialise
      Bonne journée

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  19. Bonjour,
    Je suis actuellement en 3ème année d'ES et je suis en pleine élaboration de mon DPP mais j'ai beaucoup de mal à trouver un sujet transversal à mes stages. Est-il possible d'avoir un petit coup de main s'il vous plait. En vous remerciant par avance.
    Cordialement.

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    1. Bonjour,
      je vous invite à regarder de ce côté là : http://www.educenformation.com/p/constituee-de-sept-professionnels-notre.html
      Par contre, nous reprenons le service de soutien en Septembre.
      Bonne journée !

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  20. Bonjour,
    Pensez vous qu'un DPP peut être travailler sous l'angle de l'évolution du savoir être de l'éducateur spécialisé ?
    Merci et bonne journée.

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    1. Bonjour,
      L'évolution du savoir-être, je ne sais pas exactement ce que vous entendez par là ? En tout cas, oui, le DPP amène nécessairement la question de la compétence : savoir, savoir-faire, savoir-être... donc selon ce que vous développez, ça peut être intéressant mais il faudrait plus de précisions. Je vous invite à vous tourner vers le service de soutien : http://www.educenformation.com/p/constituee-de-sept-professionnels-notre.html
      Bon courage,
      Célia

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