22 octobre 2010

Chroniques de vies ordinaires de Valérie Agha


Si vous avez farfouillé dans le blog, vous êtes sûrement tombé sur l'interview de Valérie, assistante de service social. Pour les autres, je pense que vous saurez vite faire sa connaissance puisqu'elle propose son premier ouvrage à la vente dès aujourd'hui.
Il se nomme Chroniques de vie ordinaires et fait suite au blog "Pause Café" animé par Valérie Agha. Cliquez sur l'image qui suit pour plus d'informations.



Qu'est-ce qui t'a amené à cette belle aventure qu'est l'écriture d'un livre ?

J'ai commencé à écrire tout simplement parce que j'aimais cela, depuis toujours, et que je ne trouvais pas de format qui me convienne réellement. Le blog a cet avantage de pouvoir avoir le retour immédiat d'un lectorat, tout en préservant le confort de l'anonymat. Le blog a été et est toujours un laboratoire d'essai. Ensuite, j'ai constaté le manque incroyable de témoignages d'assistants sociaux. Très peu d'écrits, de livres... Seuls les médias se chargent de nous faire connaître, et c'est toujours sous un jour défavorable... Enfin, comme je travaille seule (je n'ai pas de collègue AS), j'avais envie de partager mon quotidien, de raconter les situations parfois lourdes émotionnellement, mais aussi souvent drôles. J'ai souhaité échanger sur mes doutes et mes réflexions. Petit à petit, est née l'envie un peu folle d'un livre qui raconterait tout cela et qui permettrait aussi de défendre une idée qui m'est chère : il y a de la beauté dans chaque existence, dans chaque être humain, quel que soit son parcours. J'ai frappé à la bonne porte au bon moment avec mon projet et j'ai été formidablement accompagnée vers ce résultat ; un livre dont je suis vraiment fière car il me correspond à 200 %.

Que dirais-tu à ceux qui hésitent à acheter le livre ?

(extrait du blog)
J'éprouve encore un peu de mal à parler de mon livre, à trouver les mots justes. J'ai peur de manquer de modestie, car voyez-vous, j'en suis fière.
C'est pourquoi je préfère vous expliquer ce qu'il n'est pas, ça vous aidera peut-être à comprendre ce qu'il est. (Un peu comme aux Jeux de Vingt heures, vous vous souvenez ?)
Mon livre n'est pas un pamphlet
Malgré sa couverture, qui pourrait le laisser penser à certains, ce n'est pas un livre de recettes ;
Ce livre ne me confère pas le pouvoir d'être le porte-parole d'une profession. Ce n'est pas le témoignage de toutes les assistantes sociales, mais d'une seule ;
Il n'est pas un recueil d'histoires qui auraient pu finir dans le magazine Détective ;
Ce livre n'est ni un blog, ni un journal intime ;
Ce livre n'incite pas à la violence ;
Il n'est ni pessimiste, ni angoissant, ni anxiogène, ni déprimant, ni bidonnant, ni voyeuriste ;
Cet ouvrage n'est pas un roman ;
Il n'est pas réservé aux assistants sociaux ;
Il n'est pas adressé qu'aux femmes ;
Il n'est pas nécessairement le reflet de notre société ;
Ce livre ne fait pas que dénoncer des injustices ;
Il ne raconte pas seulement la vie des gens ;
Il ne relate pas uniquement mes états d'âmes ;
Les valeurs que j'y défends ne sont pas que les miennes ;
Ce livre n'en copie aucun autre ;
Il n'a pas d'ordre à vous donner ;
Il ne prodigue aucune leçon ;
Ce livre n'a pas pour vocation à devenir la cale d'une table déséquilibrée. Mais pourquoi pas !
Ce livre ne mérite pas qu'on l'ignore.
Prenez ce livre pour ce qu'il est : les chroniques d'une fille ordinaire, relatant des vies extraordinaires.

Voici un résumé :
Valérie est assistante sociale. Pourquoi a-t-elle choisi ce métier ? Comme pas mal de ses collègues, elle ne le sait pas vraiment. Mais sûrement pas à cause de Véronique Jeannot qui jouait Joëlle Mazart, l’assistante sociale de la série Pause Café, dans les années 80. C’est pourtant bien la seule assistante sociale dont les Français se souviennent encore…
Depuis, bizarrement, personne ne semble s’intéresser au métier, ni à ceux (et le plus souvent à celles) qui l’exercent. Les assistantes sociales, ça ne "communique" pas. Quant aux médias, lorsqu’ils s’emparent du sujet, c’est généralement pour en dresser un tableau négatif. Valérie a recherché des témoignages de collègues.
Des blogs, des livres, des films... Elle n’en a pas trouvé. Elle a donc pris elle-même la plume, d’abord sur internet, puis dans ce livre. Pour expliquer. Pour raconter. Pour témoigner de son quotidien, de ces gens qu’elle côtoie, écoute et réussit parfois à aider. Vous ne sortirez pas indemne de sa galerie de portraits, de cette France qui souffre et crève souvent très loin des caméras, dans le silence et l’oubli.
Pour autant, tout n’est pas noir dans ce livre, et Valérie réussit à esquisser de nombreux traits d’espoir, en croquant ses « usagers » avec tendresse et humour. S’en dégage l’instantané d’un milieu, d’un univers, d’une époque… Notre monde vu depuis une salle d’attente.

Dans la lignée des "Tribulations d'une caissière" d'Anna Sam, Valérie Agha nous livre une radiographie sans concession, mais non sans humour, de ces Français qui ne font jamais l'ouverture du JT. Sylvie, Félicien, Marcel, Ginette, M. Abdoulaye... Autant de noms que vous ne pourrez plus oublier en refermant cet ouvrage écrit à la première personne, depuis le terrain, avec un ton lucide et décalé, mais toujours respectueux. Qu'elles soient hilarantes ou tristes à pleurer, ces "Chroniques de vies ordinaires" interpellent souvent et émeuvent toujours. Parce que c'est l'instantané d'un milieu, d'un univers, d'une époque, qui s'en dégage.
Pour visiter le blog de Valérie Agha

blog assistante sociale valérie agha

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Bon bah moi j'vous laisse, je vais attendre sagement mon exemplaire...N'hésitez pas à faire des retours par le biais des commentaires si vous le lisez !
C'est à vous !
  1. oui ça a l'air pas mal. Je suis AS (homme), je vais le lire sans doute. Votre présentation est alléchante car plutôt modeste, elle sonne juste... Bien à vous. Pierre.

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  2. Bienvenue M'sieur ! N'hésitez pas à donner votre avis quand vous l'aurez lu.

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