27 avril 2015

Une éducation sans violence : Olivier Maurel

Olivier Maurel

C'était à Marseille, le 19 avril 2015, organisé par l'association "Enfance et Familles d'Adoption" et c'était une conférence d'Olivier Maurel sur la Violence Educative Ordinaire (VEO).

Ancien professeur de lettres, Olivier Maurel milite aujourd'hui pour l'abandon de toutes formes de violence à l'égard des enfants. Il a écrit quelques livres phares sur la question de la bienveillance éducative et a fondé l'Observatoire de la Violence Educative Ordinaire.

Voici une partie de la présentation qu'on peut lire sur son site internet :
"Élevé avec tendresse par une mère aimante et par un père qui, s’il avait été Abraham, ne m’aurait jamais fait le coup du bûcher, même sur l’ordre de Dieu, benjamin de cinq sœurs et frères plus âgés qui m’ont entouré d’affection et de bons sourires, ayant dû courir aux abris, enfant, sous les bombardements américains de novembre 1943 à août 1944, réfugié plusieurs jours et nuits dans une cave avec ma famille au milieu d’un des derniers champs de bataille de la libération de Toulon, ayant eu une sœur déportée à Ravensbruck d’où elle est revenue saine et sauve pour notre bonheur le 25 mai 1945, adolescent sur fond de guerre d’Indochine puis de guerre d’Algérie à laquelle j’ai craint d’être obligé de participer, parce que j’avais connu la tendresse dans ma famille, le goût des hommes pour s’entremassacrer m’a paru incompréhensible. 
Je me suis donc interrogé toute ma vie sur la violence. Et plus encore quand sont nés mes enfants.
 Mais ni l’explication chrétienne par le péché originel, ni l’explication naturaliste par la “bête humaine”, ni l’explication psychanalytique par la pulsion de mort ne m’ont paru convaincantes. (...)"

Ses ouvrages.
On trouvera la liste exhaustive des ouvrages d'Olivier Maurel en cliquant ici.

Livre la Fessée Olivier Maurel
La fessée. Questions sur la violence éducative.
1ère édition : 2001. Réédité : 2015.
Eduquer sans frapper, c'est possible ! Aujourd'hui, il n'est plus permis de frapper les femmes ou les détenus. Seuls les enfants ne sont pas encore protégés par la loi. Et pourtant, les gifles et les fessées ne sont pas indispensables, elles ne rendent pas les enfants plus obéissants, elles n'améliorent pas les apprentissages. Il est possible d'éduquer sans frapper, de poser des limites à ses enfants, avec respect et amour.
livre oui la nature humaine est bonne Olivier Maurel
Oui, la nature humaine est bonne.
Comment la violence éducative ordinaire la pervertit depuis des millénaires. 2009
Pour convaincre tous ceux qui pensent encore qu'une bonne fessée n'a jamais fait de mal, qu'il faut légiférer contre toutes les violences éducatives ordinaires. Toutes les études l'attestent : 90 % des enfants dans le monde sont frappés. La France, avec un chiffre de 84 %, n'est pas en reste : fessées, gifles, calottes, tapes... autant de gestes agressifs qu'Olivier Maurel a choisi de rassembler sous le terme de "violence éducative ordinaire". Pour lui, les choses sont claires : il n'y a pas de "petite fessée" car le seul fait de lever la main sur nos enfants nous fait admettre le principe qu'on a le droit de frapper. Or, on le sait, derrière une première "petite fessée", il y a souvent un risque d'escalade qui peut entraîner une gifle, des secousses violentes, des coups de pieds... jusqu'à la maltraitance. Contrairement aux partisans de Freud qui, s'appuyant sur la théorie des pulsions, présentent volontiers l'enfant comme dangereux dans sa volonté de toute-puissance, Olivier Maurel défend l'idée de tabler dans ses choix éducatifs sur ce qu'il y a d'excellent chez l'enfant de façon innée à savoir des compétences comme l'attachement, l'empathie et l'imitation. Plutôt que de choisir pour éduquer la voie de la punition corporelle qui peut perturber durablement ces compétences, l'auteur invite à favoriser le développement de l'enfant en établissant une relation de confiance, d'empathie et de bienveillance avec lui, ce qui n'exclut pas de savoir dire non quand c'est nécessaire.

livre La violence éducative un trou noir dans les sciences humaines Olivier Maurel
La violence éducative. Un trou noir dans les sciences humaines. 2012.
La violence, contre les personnes, la violence des guerres, la violence sociale et politique, nous environne et nous inquiète : elle est l'objet de débats passionnés ainsi que de nombreuses recherches en sciences humaines. Cependant, l'une de ses formes principale reste ignorée, oubliée : la violence éducative. À travers l'analyse approfondie d'un vaste ensemble d'ouvrages, Olivier Maurel montre comment la violence éducative s'inscrit dans l'histoire des hommes, et met en évidence la façon dont elle est presque systématiquement occultée, entraînant une vision tronquée des causes profondes de la violence. À la lumière de récents développements scientifiques, Olivier Maurel nous invite à renouveler notre regard et propose de nouvelles pistes de réflexion aux parents, aux éducateurs, aux étudiants et aux chercheurs en sciences humaines. À l'heure où le Conseil de l'Europe s'engage pour l'interdiction des châtiments corporels en Europe, et où 32 pays ont déjà fait voter des lois dans ce sens, la prise de conscience des effets de la violence éducative est plus que jamais d'actualité : Olivier Maurel la fait sortir de ce trou noir de la pensée dans lequel elle se trouve encore, et ouvre avec espoir le chemin d'une société plus paisible.


dépliant OVEO


Je vous propose un compte-rendu de la conférence du 19 avril 2015 à Marseille. Notez toutefois qu'il s'agit d'une présentation orale limitée dans le temps que j'ai tenté de retranscrire au plus près de la réalité mais qui omet peut-être des choses qui m'auraient échappé (ou qui auraient échappé à mon audition difficile), humaine que je suis. Pour approfondir certaines notions, je vous laisse le soin de consulter les ouvrages d'Olivier Maurel (ou d'Alice Miller, Isabelle Filliozat, Catherine Gueguen etc...) ou de lire les articles que je propose à la fin du compte-rendu.

Quelques préalables introductifs...
Il n'y a pas d'automatismes dans la répétition, toutes les personnes victimes de violence ne vont pas nécessairement la reproduire. Toute personne est capable de résilience (cf. Boris Cyrulnik) grâce à la plasticité cérébrale.
Il n'y a pas de dégâts irrémédiables.
L'absence d'amour, le mépris, l'indifférence sont souvent pires que les coups, les gifles, la violence physique.

Les prédispositions sociales des enfants.
Les êtres humains sont des "animaux sociaux". Ils disposent d'instincts et de capacités relationnelles qui les amènent vers la vie sociale. On parle de prédispositions sociales ou socialisantes qui, de la même manière que les fonctions biologiques, sont spontanées et ne requièrent aucune volonté extérieure. Elles nous amènent vers la vie sociale. D'autres nous permettent de nous protéger comme le système de sauvegarde, ainsi que le système immunitaire qui, lui, est un système de protection individuelle mais qui peut être perturbé par des relations violentes.

Il en existe un certain nombre dont leur existence a été prouvée dans les soixante dernières années :
  • L'attachement : John Bowlby en particulier a montré l'instinct naturel du nouveau-né à entrer en lien avec sa mère dès la naissance (en règle générale, si on pose un bébé qui vient de naître sur le ventre de sa mère, il va "ramper" jusqu'au sein et téter).
  • L'imitation, outil de socialisation qui permet à l'enfant de réaliser les étapes qui lui permettront d'aller vers l'autre (mimiques, signaux non verbaux, marche...).
  • L'empathie : capacité de ressentir les émotions des autres. L'empathie est la base de l'amour.
  • L'altruisme : une étude du chercheur allemand Félix Warneken a montré que les enfants font preuve dès leur plus jeune âge d'une grande empathie et d'un sens de l'entraide spontané.
  • La réflexion, le sens de la justice : les enfants recherchent spontanément le sens de leurs actions. Une étude a d'ailleurs montré qu'ils faisaient preuve d'une obéissance réfléchie. Lire Les tout-petits réfléchissent avant d'obéir.
"Savoir ne pas obéir est fondamental"
Le bébé/l'enfant est un être social. Sans les autres, l'homme ne peut pas survivre, c'est pourquoi l'organisme du tout petit est si dépendant au début de sa vie. Ainsi, l'être humain va faire preuve d'une grande capacité d'adaptation pendant sa croissance, quelques soient les conditions de vie dans lesquelles il évolue. Qu'elles soient bonnes ou mauvaises. Dans ce dernier cas, si l'enfant subit des violences directes ou indirectes (châtiments corporels, indifférence, mépris...), il met en place des mécanismes d'adaptation néfastes pour son développement : le conformisme, le modelage, etc...

Origines et caractéristiques de la violence.
Plusieurs signes et hypothèses laissent à penser que les violences "éducatives" remonteraient à environ 5000 ans, lors de l'apparition de l'écriture et à la fin du Néolithique :
  • Dès l'apparition de l'écriture, on retrouve des proverbes qui valorisent les châtiments corporels à l'égard des enfants.
  • Alors qu'apparait l'agriculture, les enfants ne sont plus allaités aussi longtemps, les femmes deviennent fertiles plus tôt, entraînant des naissances plus rapprochées et des difficultés méconnues jusque là.
La violence n'est pas une caractéristique innée de l'être vivant. On sait par exemple que les singes n'utilisent ni les punitions ni les sévices. On sait aussi que l'humanité des chasseurs-cueilleurs n'utilisaient pas les châtiments corporels.

Les comportements violents sont universels et se retrouvent dans l'ensemble des sociétés. Pendant des millénaires, ils ont été intenses (fouets, bâton, etc...) et légitimés (jusqu'au XIXè siècle environ pour ce qui est de la France).

L'éducation violente est instaurée tout au long de la formation du cerveau. On peut donc imaginer qu'elle ait des conséquences graves sur la croissance cérébrale, psychique et physique des enfants.

Elle est infligée par les modèles de références, en lesquels l'enfant a toute confiance.

La violence éducative ordinaire est très souvent banalisée dans notre société (fessées, petites tapes sur les mains, humiliations, chantages...). Olivier Maurel nous invite à réfléchir sur :
  • La consommation de psychotropes et les névroses de nos sociétés,
  • Le taux de suicide en France qui est un des plus élevés d'Europe,
  • Les guerres, massacres, génocides... 
La violence éducative ordinaire provient d'un ensemble d'idées défavorables ou pessimistes concernant les enfants :
  • Des proverbes.
  • Des préceptes religieux (dans la Bible, on peut lire : "L'enfant porte la folie en lui. Pour l'en sortir, il faut le battre". La folie étant l'équivalent de l'indocilité dans ce contexte). On retrouve aussi l'idée du péché originel qui possèderait l'enfant non baptisé.
  • Des idées issues de la psychanalyse, en particulier les pulsions freudiennes (On pourra lire à ce sujet Freud et le mouvement de Pédagogie psychanalytique).
  • Etc...
Conséquences de la Violence Educative Ordinaire.

.. Des conséquences sur la santé physique .. 
Lorsque l'organisme reçoit une agression, il déclenche son système de protection (évoqué dans la première partie) afin de fuir ou se défendre. Dans ce cas, il libère des hormones qui lui permettent de s'adapter à la situation. Dans certains autres cas, lorsque l'agression est trop forte/répétée/si l'enfant ne peut ni fuir ni se défendre, les hormones de stress demeurent en lui et deviennent toxiques. Se développe ainsi un certain nombre de problèmes de santé dont on n'a pas l'idée de chercher l'origine dans la violence éducative : troubles digestifs, neuronaux, problèmes de mémoire...
L'être humain peut s'adapter à quelques situations mais lorsque celles-ci sont répétées, le système immunitaire se fatigue et protège moins bien l'individu des maladies physiques.

.. Des conséquences sur la santé mentale ..
La VEO peut avoir de lourdes conséquences sur un certain nombre de compétences individuelles et sociales :
  • L'estime de soi : destruction de l'image de soi.
  • L'attachement : Il est aisé pour l'enfant de faire le lien entre amour et violence ("Je t'aime mais je te tape/t'humilie/te rabaisse") dans cette période où il construit un certain nombre de ses repères affectifs. Peut-on ainsi interroger les modes relationnels adultes qui reposent sur ce fonctionnement (ex : violences conjugales) ?
  • Le mimétisme (neurones miroirs) : reproduction possible des sévices.
  • La capacité d'empathie : rupture avec ses propres émotions et celles des autres.
  • Le sens de la justice : quel sens l'enfant peut-il trouver à l'injonction paradoxale qui consiste à dicter l'interdiction de taper et à commettre soi-même des châtiments corporels sous prétexte que l'on est un adulte ? La double contrainte qui en résulte trouble son sens de la justice.

La violence éducative : des voies de sortie.
Il n'y a pas de recettes. La spontanéité de nos comportements ne suffit pourtant pas puisqu'elle est induite par notre vécu. Les instincts viennent de notre propre enfance et nous devons faire appel à d'autres fonctionnements afin d'opérer à un "déconditionnement" de la violence.

Quelques idées :
  • Prendre conscience de la violence vécue (beaucoup de personnes justifient ou amoindrissent la violence reçue en évoquant l'amour de leurs parents. Nous pouvons remettre en cause des comportements violents sans invalider nos parents eux-mêmes, faire la part des choses entre leurs agissements et ce qu'ils sont).
  • Modifier l'image que nous avons de l'enfant que nous avons été. Nous repenser comme des êtres d'innocence, pleins de capacités...
  • Se raconter son enfance (par écrit) en se faisant l'avocat de l'enfant qu'on a été, écrire une lettre à l'enfant qu'on a été.
  • Réaliser une psychothérapie.
  • S'informer sur la violence éducative ordinaire, plus difficile à définir que la violence directe, qualifiée de "maltraitance" (dévalorisation, chantage, étiquettes...).
  • S'informer sur le développement des enfants, leurs besoins. (Par exemple, on distingue des phases dans le développement qui répondent à des besoins particuliers : La période où le bébé touche à tout répond à un besoin d'exploration, la période du "Non" aux alentours de 18 mois répond à un besoin d'individualisation et de séparation, la période d'agressivité entre 18 mois et 4 ans est également une période que des psychologues québécois ont repéré comme "normale", qui disparaîtrait naturellement).
  • Se recentrer sur soi-même : respiration, yoga, compter jusqu'à 10, chanter une chanson, etc... Il s'agit de trouver des retardateurs qui nous permettent de reporter la réaction violente.
  • Utiliser l'écoute active et empathique.
  • Aider l'enfant à nommer ses émotions.
  • S'engager devant l'enfant - oralement ou par écrit - à ne pas utiliser la violence.
"C'est par le corps qu'on guérit"
Pierre Lassus donne une définition intéressante de la parentalité :
  • Protéger : permettre au système de protection de l'enfant de fonctionner correctement, en trouvant l'équilibre subtil entre protection contre le danger et autonomie nécessaire de l'enfant.
  • Pourvoir : répondre aux besoins physiques, affectifs, etc... (Différencier besoins et désirs permet de réfléchir aux réponses apportées. Nous ne sommes pas obligés de satisfaire un désir, surtout dans notre société qui valorise le superflu à travers la télévision, les publicités etc... les besoins, eux, doivent être satisfaits).
  • Permettre : savoir autoriser.
Le conflit est normal. Il ne doit pas donner lieu à de la violence. La violence ne doit pas être utilisée pour bloquer le conflit, le risque étant qu'elle soit réutilisée par l'enfant pour régler d'autres désaccords ultérieurs. La recherche concertée de solutions ("Nous avons un problème. Comment va t-on faire pour le résoudre ?") permet de faire appel à la créativité de l'enfant et de le faire participer à la résolution du conflit.
"Il est nécessaire d'enrayer la violence pour que survive notre civilisation"
Pour conclure...
Une étude, réalisée sur Les justes*, a montré des caractéristiques communes dans leur mode d'éducation :
  • L'affection
  • L'altruisme
  • La confiance
  • L'absence d'autoritarisme et de répression
*Les justes sont des personnes qui, en Europe pendant la Seconde guerre mondiale, ont sauvé ou aidé des juifs de manière totalement "gratuite" et altruiste.

Aller (un peu) plus loin.
  • Parent, ce métier impossible : un article qui parle de l'autorisation comme cadre d'intervention éducatif (environnement adapté, motricité libre, réponse aux besoins...)
  • O, les émotions ! : un article où je présente quelques outils au service des émotions des enfants (et des parents !)
  • La gentillesse est un vilain défaut : un article dans lequel j'évoque la morale éducative (gentil/méchant, bon/mauvais...) et où je tente de déconstruire le système de récompenses/punitions cher à notre société
C'est à vous !
  1. Article très intéressant qui donne envie de découvrir les livres d’olivier morel! J’ai lu dernièrement un livre sur la communication non violente et cela amené à réfléchir que ce soit en tant que parents (ou parent à venir pour ma part) ou qu’educatrice !

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  2. Educatrice spécialisée moi même, et membre de l'oveo, je me réjouis de voir que "l'onde bienveillante" se propage chez les travailleurs sociaux aussi. Il reste encore beaucoup de travail et des articles comme celui ci ça fait du bien ! Merci

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  3. J’ai reçu une overdose de violence éducative.
    Je n’ai pas eu la chance de naître dans une famille où la bonté et la tendresse fortifient l’enfant et le préparent à réussir son intégration dans la société. J’ai été éduquée aux taloches, coups de pieds, tirage d’oreilles et cheveux, mise à genoux... La violence éducative ordinaire et la maltraitance ont fait partie de mon quotidien.
    Je n’ai pas bénéficié des trois verbes dont Pierre Lassus se sert pour définir la parentalité : protéger, pourvoir, permettre. Mes sœurs et moi n’étions pas des êtres humains mais des objets au service de notre mère (sans besoins, sans capacité de réflexion, sans autonomie, sans amour, bref, sans âme). Nous devions nous plier à ses exigences de malade après le départ de notre père.
    Les fondations n’ont pas été solides pour nous appuyer dessus et partir gagnantes dans la vie. Mais une chose était sûre : je savais depuis très jeune que je ne frapperai jamais mes enfants. Pour fuir l’ambiance dans laquelle j’évoluais, je lisais énormément. Pour ma mère, lire faisait partie de la scolarité, cette activité ne m’était pas interdite par punition. Mes lectures favorisaient ma prise de conscience que la violence exercée par ma mère n’était pas normale. Dans mes livres, des enfants riaient, discutaient, proposaient, promettaient, des mamans câlinaient, expliquaient, encourageaient, et je voulais leur ressembler. Je m’exerçais sur ma poupée, tour à tour maman et enfant.
    À 16 ans, j’ai mis un terme à la violence de ma mère en la quittant avec une de mes sœurs.
    Mon expérience fait que j’associe la violence éducative ordinaire à une maladie dont est victime celui qui l’exerce. Un parent bien portant psychiquement a d’autres moyens à sa disposition que l’utilisation de sa force physique pour éduquer ses enfants. Les sévices, les punitions ne servent à rien : j’avais acquis une carapace pour les supporter, je les accueillais dans l’indifférence.
    Sylvie Hippolyte, auteur du livre Les jeudis muets Moi, Fina, enfant du divorce.

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  4. Bonjour,
    Le suis responsable d'un blog intitulé vieux mais pas obsolète dans lequel nous tentons de partager, de manière positive et dans l'esprit de la non-violence, entre génération. J'aimerai bien faire un article sur votre site et votre expérience. D'avance merci. http://vieuxmaispasobsolete.com/

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