3 octobre 2015

Ces femmes invisibles

C'est l'histoire de Barbara, Martine et Myriam 
pour dire toutes les barbaramartineetmyriam de la ville, 
folle ville aux lumières qui ne s'éteignent jamais. 

Il y a les pas pressés pour échapper à la mort, 
les "non désolé.e" avec un sourire, 
les indifférences pas feintes du tout 
et puis les travailleurs sociaux bénévoles soignant.e.s militant.e.s aussi.
Il y a cette impression qu'il y a urgence parce que c'est vrai qu'il y a urgence 
à se parler, 
à être des humain.e.s 
mais la misère, elle, l'atrocité de la misère elle est toujours là, 
c'est toujours la même qui colle à la peau de ceux et celles 
qu'on a abandonné trop tôt.

Il paraît que la misère n'a pas de genre
mais un vagin dans la rue,
ça paie le prix fort du patriarcat moderne. 

Touchantes, fortes, vulnérables,
ELLES
osent à peine dire que.
s'accusent toujours de.
ont renoncé à.

Les grands industriels 
font briller les yeux des pauvres
même la nuit, y'a des ronds à se faire
alors ils sont partout :
sur les murs les vitrines les sacs poubelle les reflets les photos les magazines les baluchons
Les flaques.
Partout ils leur assènent leur pouvoir 
et les désignent, tous ces gens qui n'ont pas. 
Tout ça.

Ca brille.
Ça va vite.
C'est un constat qui ne change pas.

France 5
C'est à vous !

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