9 novembre 2015

Neurobiologie, éducation... et enthousiasme !


Il y a quelques jours, la directrice de l'école de ma fille a envoyé une vidéo sur le mail commun. Je l'ai regardé ce matin et, si c'était pas une histoire de ridicule, je me serais levée à la fin, applaudissant à grand bruit, hochant la tête en disant "Oui, oui oui ! Bravo, bravo !" et en faisant des bonds dans le salon. J'ai pas fait ça (quand même, je sais me tenir) mais j'ai quand même fait un grand sourire en hochant la tête (ça compte ça, question ridicule ?).

Parce que bon, en fait, cette vidéo-là, faut vraiment la regarder. Tout le monde, allez. Les gens qui ont des enfants, les gens qui travaillent avec des enfants et des adolescents mais aussi et surtout, les gens qui ont été des enfants un jour. Soit, vous tou.te.s ici, n'est-ce pas.

Ca parle de plusieurs trucs :
- De la plasticité cérébrale, qui fait que la structure du cerveau se modifie en fonction des expériences sociales vécues (entre autres, enfant) ;
- Du système de gratification-récompense qui se met en place quand un besoin n'est pas rempli (besoin d'attachement en particulier) et qui pousse à chercher ailleurs des moyens de satisfaction (consumérisme, toxicomanie...) ;
- De la manière dont les enfants sont bridés dans leur enthousiasme initial ;
- Des prédispositions sociales des nourrissons ;
- Du fonctionnement systémique qui amène à perdre la capacité d'auto-empathie et d'empathie dont on dispose au départ ;
- Du fait que le manque d'attention, de proximité, de chaleur, d'attachement stimule les mêmes zones cérébrales que celles qui sont activées sous l'effet de la douleur physique ;
- De la nécessité "cérébrale" de l'enthousiasme pour apprendre, chose possible tout au long de la vie ;
- De la fonction consumériste de l'éducation formelle et coercitive.

Pour achever de vous donner envie de regarder cette conférence de 15 min - au demeurant très drôle - je vous laisse deux citations :

"On n'est pas accueillis tel que l'on est, des adultes se mettent à vous éduquer de partout, parce qu'ils voudraient qu'on soit comme eux, ou comme ce qu'ils auraient aimé être ou devenir."

"Un enfant de trois ans peut s'enthousiasmer pendant une demi-heure (...) car l'enfant s'enthousiasme pour tout - et pas seulement pour la télévision, espérons le... - ... et puis, nous envoyons ces enfants à l'école ! (...) Vous êtes en mesure de retracer vous-mêmes ce qui vous est arrivé depuis..."



Et puis, maintenant, je vous invite à partager cette vidéo pour que ces éléments viennent aussi toucher les professionnels du secteur social et médico-social qui, souvent formés à une seule grille d'analyse théorique, revendiquent la distance comme une valeur sûre de l'éducation !
C'est à vous !

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