2 janvier 2017

Ecrire la pratique, pratiquer l'écriture


Avant de débuter cet article, laissez-vous vous souhaiter une belle année 2017 et vous remercier pour votre présence ici et ailleurs, vos idées, vos partages. Sachez que je suis très touchée par vos messages et commentaires, vos encouragements aussi. Donc un grand merci à vous !

Cette nouvelle année 2017 sera pour moi, je l'espère, l'occasion de vous rencontrer d'un peu plus près qu'à travers les réseaux sociaux. En effet, si j'apprécie toujours (et même de plus en plus) d'écrire, construire des cours, publier des articles de blog, j'ai eu l'occasion en 2016 d'intervenir auprès d'étudiant.e.s et tout récemment de salarié.e.s sur la question des écrits professionnels. Je dois dire que tout cela m'a donné envie de continuer. Rien ne vaut en effet le plaisir des vrais échanges, des partages, des mots échangés... 

C'est dans le cadre de cette réflexion nouvelle que j'ai eu l'idée de ce dont je vais vous parler aujourd'hui : un week-end intitulé "Ecrire la pratique, pratiquer l'écriture". Avant de vous dévoiler le détail de ce week-end, sachez que cette idée m'est venue de mes différentes interventions. En effet, lorsque j'aborde la question des écrits professionnels, je tente toujours de faire passer le message suivant :
Nous sommes des êtres d'émotion, nous avons des ressentis, des filtres d'interprétation et c'est bien légitime puisque c'est cela qui nous permet de donner du sens au monde. Pour autant, nous sommes des professionnels et à ce titre, nous disposons d'un certain nombre d'outils pour transformer l'émotion en information et/ou hypothèse de travail. L'émotion, comme le dit le sociologue Nicolas Jounin dans Voyage de classes, constitue "la première marche vers la fabrication de connaissances". 
Je parle bien évidemment de la démarche d'objectivation et tente de donner des outils à mettre en oeuvre en ce sens. Cela concerne les écrits professionnels de type rapports de situation, bilans, projets individualisés, information préoccupante, etc... pour lesquels nous disposons d'une formation plus ou moins étayée (là n'est pas le sujet mais oui je sais, nous ne sommes pas assez formé.e.s !), en tout cas, notre statut de professionnel se définit en partie par les compétences que nous détenons, dont celle de produire des écrits professionnels.

En revanche, peu d'espaces existent pour dire la pratique éducative telle que nous la vivons en tant que personne au sein d'une institution ou d'un service, mais aussi d'une société, une famille, un chez-soi... C'est un peu ce que nous avons fait dans "Les habitants voyageurs", mon deuxième ouvrage : dire tout ce qui ne se dit pas dans les écrits formels. 
Ecrire, (se) narrer, c'est aussi une manière de déposer à l'extérieur de soi ce qui peut nous encombrer (et donc influer sur notre capacité de distanciation), de poser un regard un peu différent sur l'autre, nous, nous avec l'autre, l'autre avec nous, de donner de la valeur à une richesse éducative qu'on ne peut souvent pas faire apparaître dans les écrits dits "professionnels"... En effet, comment parler de la joie de l'amour la tristesse la fureur, la leur, la nôtre - dans ce que nous avons de profondément commun : l'humanité - quand il n'y a que des cases à remplir ou des encadrés à noircir. C'est cela que j'ai envie de vous proposer.

Vous pouvez lire le détail de ma proposition dans le document PDF qui suit. Le week-end aura lieu le 27-28 mai 2017 dans le Sud de l'Ardèche. Il vous sera transmis une liste d'hébergements ainsi que des informations pour organiser une venue en covoiturage si besoin. Si vous avez des questions ou si vous souhaitez vous inscrire, contactez-moi par mail ou via le numéro de téléphone inscrit sur le document. 



C'est à vous !

Vous avez un avis ? Partagez le !