24 mai 2017

La vraie vie des chômeur.se.s


Le 15 mai 2017, à 11h34, le Pôle Emploi Compiègne publiait ça que sa page Facebook (depuis, ils ont retiré la publication de leur page) en l'assortissant d'un message du genre "Voici l'emploi du temps idéal, à maintenir 6 jours sur 7 jusqu'au retour à l'emploi" :


J'étais un petit peu énervée en lisant ce document, oscillant entre un sentiment profond d'humiliation et une grosse colère. Du coup, j'ai décidé de m'offrir un droit de réponse, en tant que nouvelle demandeuse d'emploi pas efficace du tout.

Pôle Emploi, bonjour.

J'ai lu ton papier, sur Pôle Emploi Compiègne, tu sais - comme on dit aujourd'hui -, l'infographie qui explique comment devenir un bon demandeur d'emploi parce que oui bien sûr, on le sait bien, Emmanuel Macron et tous les autres l'ont dit il n'y a pas très longtemps : ça suffit les mauvais chômeurs, ceux-là qui veulent vraiment pas faire d'efforts pour trouver du travail.
Le problème, Pôle Emploi, c'est que tu omets quelques petites choses sur ton papier là. Alors soit tu n'as pas d'enfants, soit tu n'as jamais été confronté à la recherche d'un emploi (bah oui, c'est toi la recherche d'emploi, suis-je bête), mais je me dois de te dire la vérité.
Comme je te disais donc, je suis depuis assez récemment une chômeuse. Après avoir été en congé parental à temps partiel pendant trois ans, je me suis inscrite chez toi. Et je vais te décrire, juste pour te donner un exemple, les quelques journées qui ont été les miennes depuis Lundi, comme ça peut-être que tu comprendras que TA réalité est loin - mais alors loiiiiiin - de celle des chômeurs.
Donc commençons par Lundi. Juste après le week-end où j'ai pris soin de passer du bon temps avec mes enfants et après lequel je suis, je dois bien le dire, épuisée du fait même de cet état de fait (passer du bon temps avec les enfants, c'est surtout passer du temps, tout son temps, à gérer des milliards de trucs). Bref, lundi matin donc. Enfin lundi nuit. Je suis réveillée à 4h30 par ma fille de 3 ans qui a perdu sa tétine. Je vais la recoucher. Je vais me recoucher. Je n'arrive pas à me rendormir parce que je pense à la montagne de choses que j'ai à faire cette semaine. 5h15. Je me lève, me prépare un café, retourne dans mon lit avec mon agenda et organise ma semaine pour arriver à faire rentrer dans des journées de 24h des trucs qui ne rentrent pas dans des journées de 24h. Vers 6h, je me lève et commence à préparer nos affaires de la journée, je fais des pâtes pour le repas du midi de la petite. Vers 7h, mes filles se réveillent. On déjeune, on s'habille, 8h15 on prend la voiture, on roule 20 min, on pose la petite à la crèche. On roule encore 25 min, on pose la grande à l'école. Je rentre chez moi. Il est 9h30. J'ai des appels à passer. De la paperasse. Des trucs chiants. J'ouvre un document Word, j'ai une chronique de 2000 signes à livrer dans la journée, je ne sais absolument pas quoi écrire ni comment, l'esprit embrumé des mille démarches que j'ai à faire en ce moment. Je laisse tomber, j'attaque autre chose. Lire l'écrit d'une étudiante pour l'aider à préparer son oral. Ca aussi, c'est mon travail. Ensuite, je me remets à l'écriture de ma chronique. Ca vient. Il est midi. Je prépare le repas et en même temps, celui du soir quand il y aura des enfants dans la maison, mille choses à faire et plus du tout le temps pour préparer le repas. Je déjeune devant l'ordinateur car je dois répondre à des mail urgents. Il me reste 2h avant d'aller chercher les enfants, je me cale dans un fauteuil pour préparer une conférence à venir. 15h45. Je file à l'école, récupère ma fille et son copain après avoir passé 20 min à réunir l'ensemble des vêtements de ma fille éparpillés dans l'école, on prend la voiture et on passe chercher la petite à la crèche. On rentre. Pendant que les deux grands jouent tranquillement, je prépare le bain de la petite, ce soir je lui lave les cheveux parce que ça doit faire quinze jours que je ne l'ai pas fait, il commence à y avoir de la poussière là-dedans. 19h, je fais chauffer le repas. Nous dînons, je profite de ce moment familial pour me détendre, discuter avec mes filles, leur raconter ma journée, etc... 19h30, les filles font une séance de yoga pendant que je m'en vais fumer une cigarette, m'arrêter une seconde (parce que oui, depuis que je suis chômeuse, j'ai recommencé à fumer). 19h45, je me rends compte que ma grande a oublié de se laver. C'est reparti, nous nous occupons de cela, les filles se brossent les dents avant de se glisser dans leur lit et de choisir un livre que je leur lirai, avachie entre elles, un bras derrière les épaules de chacune. 20h30, le silence règne. Mais je ne vais ni me socialiser ni me détendre sur le balcon, je vais aller : faire la vaisselle. Balayer la cuisine. Ranger la salle de bain. Prendre une douche (pendant laquelle non, pardon Pôle Emploi, je ne penserais pas à mes objectifs et mes projets). Préparer les vêtements pour demain. La table du petit dej. J'aime prendre un temps pour moi le soir, cette fois j'avais décidé de lire un peu mais éreintée, épuisée, je m'hypnotise sur Facebook, alternant les réseaux sociaux avec mon pouce sans vraiment imprimer ce que j'y lis, je laisse mon âme se faire aspirer parce que je n'ai pas la force de faire autrement. 22h30. Ce soir j'ai décidé de me coucher tôt alors j'éteins la lumière mais je ne parviens pas à m'endormir parce que je pense à tous les papiers pour toi que je n'ai pas pu réunir, à ma demande de RSA récente à laquelle il m'a été répondu que je n'avais pas de droits ouverts, je me demande comment je vais payer le loyer le mois prochain, je pense à la journée de demain, je râle de ne pouvoir faire tout ce que je voudrais, je pense au week-end d'écriture qui va avoir lieu dans quelques jours chez moi, je finis par m'endormir.
Je me réveille en riant. C'est étrange. Il est 5h30. Café. Agenda. Réseaux sociaux. Etirements. Petite se réveille. La grande pas du tout. Je la laisse dormir un peu, je sais qu'elle est a de gros besoins de sommeil. Petit dej, préparation. 7h15, je vais voir ma grande, elle n'a vraiment pas envie de se lever, je lui caresse la joue en lui disant qu'elle pourra rentrer à midi pour faire la sieste si elle le souhaite. Parce qu'aujourd'hui, petite va à l'école avec elle mais comme elle est encore petite, je retourne la chercher à 12h45. D'abord, je les conduis à l'école. Ensuite, je dois aller faire les courses parce que les filles commencent à remarquer qu'il n'y a plus rien dans le frigo, tu sais Pôle Emploi, j'exècre faire les courses, je vomis les supermarchés et leur abondance qui ne sert à rien d'autre qu'à énerver les enfants et épuiser nos cerveaux, mais il faut bien manger n'est-ce pas. Je rentre chez moi, il est 10h30. Je me rends compte qu'il y a de la moisissure dans le frigo parce que tu sais, j'abhorre le ménage et j'ai toujours mille choses à faire alors laver le frigo, je n'y pense jamais mais bon quand même, là il faudrait s'y mettre. Il est 11h15, j'ai rangé les courses. Je m'assois à mon bureau. Je dois répondre à des mails, j'ai des trucs à planifier, ça ne ramène pas à manger dans le (satané) frigo n'est-ce pas mais ça fait aussi partie de mon travail tout ça bien sûr, je commence à bosser sur la conférence à venir. Puis je bosse sur un futur article que je vais publier sur mon blog. Puis merde, il est 12h30, je dois filer chercher les filles à l'école. Je n'ai pas mangé, tant pis. 13h30, nous sommes de retour, la grande a aussi décidé de rentrer et je vois bien, elle en avait besoin, elle a des cernes à faire peur. 14h15, les filles sont à la sieste. Je me mets devant l'ordinateur, j'ouvre le doc Word de la conférence à venir mais je n'y arrive plus, je n'arrive pas à me concentrer, mon esprit est épuisé, mon corps est épuisé, en plus je vais bientôt avoir mes règles et comme j'ai un syndrome prémenstruel assez intense, je sens bien comme la fatigue, la dépression, la douleur me guettent. Je m'y suis déjà fait prendre récemment en étant hospitalisée à cause des conséquences de cet état, je ferme donc Word, me prépare une infusion, me cale dans mon fauteuil et enchaîne des épisodes d'une série qui me fait rire, qui me fait du bien. Bien sûr, à ce moment-là, je culpabilise. Je pense à toi, Pôle Emploi, je me dis qu'au moins si je n'ai pas le courage de préparer ma conférence, je pourrais envoyer quelques lettres de motivation, c'est vite fait, ça ne demande pas trop de concentration, ou bien bosser un peu sur mon blog, mon travail passe par ça évidemment. Et puis, me dis-je, je suis pas venue ici pour souffrir okay, j'ai quand même le droit... enfin, j'ai quand même le devoir de me détendre un peu parce que sinon, je n'y arriverais pas. 16h30, petite se lève et vient se lover dans mes bras en silence pendant que je termine un épisode de Girls. "C'est quand qu'on va à la rivière ?!" me demande t-elle en sautillant parce que oui, ce soir, je leur ai promis qu'on allait pique-niquer à la rivière à 10 min de la maison et elle a vraiment hâte. On attend que grande se réveille. Grande est épuisée par ce rythme aussi alors elle se réveille à 18h. Elle se gratte la tête. Je regarde ses cheveux. Elle a des poux. Branle-bas de combat. De mon corps las, je la porte, la transporte, direction le bain, je sors l'artillerie lourde, je maudis ces bestioles qui ne servent à rien mais pourrissent la vie des familles, je lance des machines. 20h. J'ai terminé de traiter les cheveux de ma fille. Chérie petite on ira pas à la rivière ce soir, je suis désolée, il fallait vraiment s'occuper des poux. Chérie petite est vraiment déçue, elle a attendu 2h que je termine de m'occuper de sa soeur avec l'impatience au corps. On va quand même pique-niquer sur un chemin à côté de la maison mais le soleil se couche. C'est le moment le plus agréable de cette journée. Un moment comme dans les magazines. Je pourrais prendre une photo et la poster sur Instagram, je le fais parfois, et les gens pensent peut-être que ma vie est formidable même si en vrai, ce bonheur-là, c'est une parenthèse de 20 min dans une vie bousculée. Nous rentrons. Je fume une cigarette et bois une bière pendant que les filles fabriquent une cabane sur la terrasse. Elles veulent faire une séance de yoga avant de se coucher. Il est 22h, les filles se couchent. Le silence règne. Mais je ne vais ni me socialiser ni me détendre sur le balcon, je vais aller : ranger la maison, les jouets qui traînent, le panier du pique-nique. Prendre une douche. Pendant laquelle non, Pôle Emploi, je ne vais pas penser à mes objectifs et mes projets mais plutôt à ces putains de poux qui me grattent moi aussi la tête et à l'heure que je vais devoir encore passer à me traiter. Il est 23h30, je me glisse dans mon lit, je prends mon téléphone, traîne sur Facebook et c'est là que je vois ton infographie. J'ai envie de pleurer.
Ce matin, c'est à 5h que je me réveille. Aujourd'hui, les filles n'ont pas école. Ce matin, sans doute nous irons à la rivière ou alors au parc ou alors à la médiathèque. A midi, elles iront chez leur papa. Cet après-midi, je ferais le ménage. Ensuite, j'irais faire des photocopies pour toi. Peut-être ce soir irais-je au cinéma mais comme je suis à découvert, ce ne serait pas trop sage. En même temps, je n'ai qu'une envie là tout de suite, c'est de n'être pas sage. Demain et vendredi alors peut-être, je pourrais travailler ma recherche d'emploi mais il faut aussi que je tonde l'herbe et que je monte une cabane que j'ai acheté récemment pour l'anniversaire de ma petite qui aura lieu dans quelques jours. Et que je termine un article de 8000 signes. Et que je m'occupe de 2-3 bricoles sur mon blog. Que j'amène la voiture chez le garagiste. Que je bosse le PowerPoint de la conférence à venir.

Si je te raconte tout ça Pôle Emploi, c'est qu'à lire ton infographie, on peut avoir l'impression que tu ne sais pas ce qu'est être demandeur d'emploi. Ou que si le demandeur d'emploi est dans la merde, c'est de sa faute (bah oui il n'a pas de balcon). Alors, dans ma situation, je suis loin d'être à plaindre. Parce que finalement, je suis qu'une moitié de chômeuse. Je bosse. Quand j'écris une chronique, je suis payée pour ça. Quand je parle dans une conférence, je suis payée pour ça. Et ça me plait. Malheureusement, ces activités ne me permettent pas à l'heure actuelle de payer mon loyer, répondre aux besoins matériels de mes enfants (et ils n'en ont pas beaucoup pourtant) et nous nourrir correctement. Pourtant, je suis toujours active, pour ne pas dire hyperactive. Et en parallèle de tout ça, je réponds à des offres d'emploi, offres d'emploi relativement rares par ici, je passe des entretiens bien que je me questionne sur la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale. C'est d'ailleurs pour cela que je développe une activité indépendante. J'aime bien ça certes, mais en même temps je n'ai pas vraiment le choix. Lundi dernier, j'ai du récupérer petite à 10h car elle avait un impétigo autour de la bouche et la crèche refusait de la prendre (ce qu'on peut comprendre), mardi dernier j'ai du m'occuper de grande qui avait attrapé les oreillons. Répondre aux besoins de mes enfants ne m'est aujourd'hui possible que parce que mes horaires de "travail" sont libres. Même si du coup, concentrée sur ma vie familiale, je ne suis pas très efficace.
Mais bref, je suis loin d'être la plus à plaindre. Je fais des choses que j'aime, malgré tout. Je me sens libre, indépendante, je suis heureuse d'être présente pour mes enfants et de passer du temps de qualité avec eux. Mais je me sens sans cesse coupable de ne pas en faire assez, et mon compte en banque me le dit tous les jours bien sûr, alors si toi aussi tu t'y mets en m'exhortant à me socialiser après 17h ou à réfléchir à mes projets sous la douche, j'ai juste envie de t'inviter à venir à la maison voir comment ça se passe dans la vie d'une (moitié de) chômeuse.

Les indemnités chômages sont le produit d'un travail salarié. Nous cotisons pour avoir ce droit. Nous avons ce droit. Alors ce genre d'injonctions infantilisantes, Pôle Emploi, tu sais ce que ça produit en fait ? De la culpabilité. De la colère. De la révolte. De l'injustice. De la stigmatisation. Aucun chômeur n'a cette légèreté d'esprit que tu sembles vouloir lui prêter. Non, Pôle Emploi, les chômeurs se retournent dans leur lit la nuit en pensant au loyer à payer, les chômeurs ragent de ne pas trouver d'offres d'emploi qui correspondent à leurs envies et compétences, les chômeurs rêvent à une vie plus douce, les chômeurs voudraient partir en vacances avec leurs enfants... 
Bon... j'aurais voulu approfondir le sujet en te parlait des chômeurs parents solo mais en fait, je ne vais pas pouvoir parce que petite vient de se réveiller, elle a fait un mauvais rêve et veut de la brioche. Alors je te laisse Pôle Emploi, je te laisse.

Mais avant de te quitter, je t'invite vivement à lire ce livre là. Comme ça tu comprendras combien il est déjà assez humiliant d'être demandeur d'emploi pour ne pas avoir en plus à recevoir des leçons.
(et si tu l'achètes, 7% me seront reversés car c'est un lien affilié, comme expliqué ici, donc n'hésite surtout pas hein).

Pas bisous.

Célia C.

P.S. : A mes lectrices.lecteurs, pardon d'omettre pleins pleins de choses dans cet article, le temps me manque pour développer des points importants.

Pour lire le fin mot de l'histoire, vous pouvez lire cet article : Oh la belle infographie ! : "Pôle Emploi te parle, feignasse inorganisée"

C'est à vous !
  1. Juste parfait. Et cette affiche est une horreur. Une honte.

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  2. Bravo ! Tu as tout dit. Et quand tu parles de la création d'activité indépendante, j'imagine en plus qu'ils ne comprennent pas vraiment ce que c'est de prendre des risques pour entreprendre et le temps que ça prend. J'ai les mêmes ici dans le Béarn... L'autre jour ils voulaient me radier parce que j'étais arrivé en avance à mon rv et que de fait, ne m'ayant pas vu arriver à l'heure dite, quelqu'un a trouvé judicieux, au moment où j'étais dans leurs murs (!), de m'envoyer un courrier de menace (je ne sais pas comment appeler ça autrement). Et pour qui a en plus une carrière de cadre de direction dans l'animation sociale et le médico-social, je ne te parle pas du déclassement... Alors lire cette infographie de merde...

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  3. Perso j aime bien la publication de pole emploi. C est dit de facon simple. Et ca donne une feuille de route a suivre. Mais ca s'ajuste pas a tout le monde. On a tous nos priorites et contraintes. Alors faut pas perdre son temps a creer des blog sur ca. Suffit de passer a cote. La premiere fois que je suis rentre dans un pole emploi, suis ressorti en moins de 2min. Ca peut aider du monde, mais rien de vaut la recherche par soi-meme. Bon chacun sa facon de voir les choses

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    1. Parce que vous ne subissez pas ce genre d'injonctions quotidiennement sans doute, vous pensez qu'il vaut mieux ne pas s'en soucier. Pour moi qui suis concernée mais aussi pour tou.te.s les concerné.e.s, je pense qu'il était utile d'en parler.

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  4. Suis d'accord avec unknown,il ne faut pas voir le mal partout. De plus je ne trouve pas la réponse de Celia C. pertinente, les demandeurs d'emploi (DE) ne sont pas tous des parents débordés. J'estime que les DE doivent, tout comme les personnes qui travaillent quotidiennement, concilier vie pro et vie de famille.Si les demarches de recherche d'emploi sont impossibles ça doit vouloir dire que le rythme de vie de la personne ne lui permet pas d'être en capacité de travailler. Il faut faire des choix et les assumer!

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    1. Pourtant, c'est tellement inadmissible que Pôle Emploi a retiré l'infographie en expliquant qu'il s'agissait de l'initiative indépendante d'une agence locale. Donc même eux disent que c'est nul.

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  5. Il faut quand même savoir que rien n'est facilité en tant que parent demandeur d'emploi. Certaines Écoles refusent une inscription cantine quand les parents ne travaillent pas (pour peu que ce soit une famille mono prénatale). Certaines crèches aussi font passer en priorité une admission des enfants des parents qui travaillent en priorite, ce qui paraît évident mais une fois de plus, les parents, bien que demandeurs d'emploi, sont plutôt qualifié de parents "au foyer" en capacité de garder leurs enfants. Tout cela ne facilite pas le temps alloué à la recherche d' emploi. Concilier vie familiale et vie pro, oui, quand on est déjà en activité et considéré comme légitime à bénéficier d'un mode de garde !

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    1. Effectivement, c'est assez rageant quand on vit ça de l'intérieur...

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