18 janvier 2018

Rétrospective et résolutions littéraire-s


Ca fait deux ans que je vous propose un article en début d'année pour vous présenter mes lectures de l'année passée. Vous avez l'air d'apprécier (et moi aussi) donc je renouvelle cette année, en espérant que ça vous donnera des idées.

En 2017, j'ai lu...

Le petit matin de mourir. Sébastien Joanniez.
Une courte pièce de théâtre de mon adoré Sébastien Joanniez ; je vous ai déjà parlé de lui les années précédentes, c'est quelqu'un qui écrit pour la jeunesse et le théâtre, de la poésie aussi mais ce que j'aime par dessus-tout dans tout ça, c'est sa capacité à sortir des conventions littéraires. Ce qui est marrant avec cette pièce, c'est que je ne connaissais pas le sujet et il se trouve que... sans vouloir spoiler, le sujet est très en lien avec nos métiers d'éduc. Enfin bon voilà, j'en dis pas plus mais n'hésitez pas à découvrir cet auteur, par ici ou par là-bas.

Ils n'auront pas ma haine. Antoine Leiris.
Je ne sais pas vraiment pourquoi j'ai lu ce livre, c'est le récit d'un homme qui a perdu sa femme lors des attentats au Bataclan, le journaliste Antoine Leiris pour être plus exacte. Alors évidemment, c'est très touchant, on chiale, on est triste, on est en colère. C'est assez bien écrit. Mais je ne sais pas, je n'aime généralement pas lire ce genre de récits, sans doute parce que ça n'apporte rien à ma compréhension du monde (je veux comprendre le monde bordel) et que j'ai l'impression de m'immiscer dans l'intimité d'autres. Je ne ressors pas grandie de cette lecture, plutôt honteuse d'avoir pleuré la douleur d'un autre. Mais tout cela est propre à chacun.e, ce n'est qu'une impression très personnelle.

Mon Mona Chollet de l'année (je l'aime d'amour, Mona. Je l'ai déjà dit, oui). Une lecture qui m'a profondément marqué, à plusieurs niveaux. Il s'agit d'un ouvrage qui interroge le chez-soi sous différents points de vue. J'aurais du mal à définir sa grille de lecture parce que c'est étayé de manière quasiment exhaustive, on ressent d'ailleurs là le travail de la journaliste qui croise les apports théoriques pour nous amener avec elle dans des considérations anthropologiques, sociologiques, psychologiques, politiques et autres -tiques (philosophiques aussi) qui raviront les personnes qui, comme moi, aiment être emportées et apprendre pleins de trucs. Ca, c'est un livre qui m'a permis d'apprendre, de mieux comprendre le monde, voilà ! Elle y aborde autant la question du mal-logement que de l'art d'habiter au Japon, en passant par notre utilisation des réseaux sociaux et son impact sur nos manières d'habiter. Je l'aime d'amour Mona Chollet.
Plusieurs infos à propos de ce livre :
✶ Un groupe d'ami.e.s s'est mis en tête de lire l'ouvrage collectivement en une nuit, j'ai trouvé ça rigolo, voici le récit de leur expérience
✶ Aussi, sachez que la maison d'édition Zones met gratuitement à disposition tous ou quasiment tous leurs ouvrages. Ceux de Mona Chollet aussi ; perso, je n'aime pas lire sur écran et comme je l'aime d'amour, vous l'ai-je déjà dit, je préfère payer et garder ses livres jusqu'à ma mort. Bref, vous pouvez quand même jeter un oeil par ici.

Vernon Subutex 3. Virginie Despentes.
J'avais donc lu les deux premiers, et j'ai eu de la chance ce jour-là, j'arrivais à la médiathèque, ils étaient à peine en train de le plastifier. Je l'ai vraiment aimé celui-ci. Plus que les autres, je crois mais enfin, je ne sais pas, c'est difficile de se souvenir. Mais j'ai
vibré fort. J'ai moyen aimé la fin mais je m'en fous, j'ai vibré.


Bleus. David Molina.
Un poème d'une vingtaine de pages. J'ai aimé mais je ne me souviens plus trop du contenu. Plaisir éphémère que procure la poésie. 

Mon Nancy Huston de l'année. Que j'ai aimé. Un de ses bons romans que j'ai emprunté sans trop connaître le sujet. J'étais à ce moment-là en train de rédiger la fiche de lecture Etre mère, c'est assez drôle comme les choses se rejoignent parfois sans qu'on le fasse exprès. Du coup, c'était une sorte d'illustration par la fiction de quelque chose que je traitais par ailleurs d'un point de vue historique : la maternité. Je n'en dis pas plus pour vous laisser découvrir si vous le lisez.  

Etre mère, donc, je vous en ai un peu rebattu les oreilles il y a quelques mois puisque je l'ai trouvé si riche que j'en ai fait une fiche de lecture sur mon blog. N'hésitez pas à aller y faire un tour, je ne crois pas que cet ouvrage ne soit destiné qu'aux mères mais peut au contraire intéresser toutes les personnes qui bossent avec des familles ou se questionnent sur la parentalité en général. C'est une vision historique et sociale de la maternité mais aussi de la famille. Bon... je ne vais pas me répéter mais c'est un très très bon ouvrage.

Truismes. Marie Darieussecq.
J'en avais vaguement entendu parler il y a quelques années, et puis j'aimais bien ce mot "truismes". Ca ne m'évoquait pas grand chose mais quand j'ai aperçu ce petit bouquin dans la bibliothèque de ma mère pendant les vacances d'été, je me suis plongée dedans. Et me souviens-je, j'avais tweeté un truc du genre "ce livre est le livre le plus étrange que j'ai pu lire de toute ma vie". En effet, je pense que j'ai eu les yeux écarquillés pendant toute ma lecture, j'ai du le lire dans la soirée même. Ebahie. Transportée aussi. J'ai longtemps été marquée par cette lecture. 
Bon voilà je ne vous en dis pas plus, débrouillez-vous avec ça !

Histoire de la violence. Edouard Louis.
J'avais lu Edouard Louis il y a quelques années avec son En finir avec Eddy Bellegueule. J'avais adoré, vraiment. Son histoire avait touché la fragilité de la mienne. J'avais vibré fort. Alors, Histoire de la violence, je devais le lire bien sûr. Finalement, j'ai été un peu déçu. Enfin, quoi... pas déçue comme on peut l'être d'un roman puisqu'il s'agit du récit véritable d'une nuit cauchemardesque pendant laquelle Edouard Louis a subi un viol. Alors bon, dans tous les cas, on ne peut pas dire d'une telle lecture qu'on a aimé parce que c'est dur, terrifiant, dérangeant mais je ne sais pas trop comment exprimer mon ressenti, j'ai eu l'impression d'assister à une thérapie dans laquelle je n'avais pas envie d'aller. Attention hein, je pense que ce type de récit est important pour dire, témoigner et je ne suis pas en train de dire qu'il aurait du se taire mais je me suis sentie de trop là aussi. Bon.

L'urgence et la patience. Jean-Philippe Toussaint.
Un tout petit livre écrit par Jean-Philippe Toussaint qui décrypte là sa démarche d'écriture. Bon, je l'ai lu pour essayer de penser à ma propre démarche. Je m'attendais à quelque chose d'un peu plus philosophique sur ces deux notions mais il s'agit plutôt de ses secrets d'écriture. Ca peut intéresser les personnes qui s'interrogent sur la question ou ont envie de pénétrer l'antre de l'écrivain.

Un livre que j'ai lu suite au conseil facebookien de ma bien aimée Lola Lafon (elle, je l'aime de rage dingue) et que j'ai trouvé très touchant, percutant. D'une tristesse à mourir aussi. C'est ce genre de livre, vous savez, qui illustre à merveille l'horreur du réel.

De rêves et de papiers. Rozenn Le Berre.
Un livre écrit par une éducatrice spécialisée, dans lequel elle raconte son quotidien d'intervenante chargée de déterminer la minorité de migrant.e.s arrivé.e.s sur le territoire français. C'est d'une violence inouïe, je pense qu'il faut le lire à un moment où on se sent solide, et en même temps, il s'agit là d'une lecture essentielle. J'en avais écrit un article, n'hésitez pas à aller faire un tour.

A vif. Kery James.
Ce tout petit livre est en fait la retranscription de la pièce écrite et jouée par Kery James. Inspirée du concours Eloquentia (si vous ne connaissez pas, je vous conseille vivement le film A voix haute. La force de la parole), il s'agit d'une confrontation de deux voix qui laissent entendre le vécu de deux classes opposés. Un texte politique fort.

Petit pays. Gaël Faye.
Ce livre a fait du bruit, beaucoup de bruit. Alors comme à chaque fois qu'il y a trop de bruit, j'adopte ce réflexe qui consiste à me taire et attendre que ça passe. Je n'aime pas le bruit alors j'attends qu'il fasse silence pour profiter de ma lecture. J'ai donc rencontré la musique de Gaël Faye avant sa littérature. J'étais de passage à Paris en Janvier dernier quand il faisait sa dernière intervention dans je ne sais plus quelle librairie. Et ouah, quelle belle rencontre, quelle belle soirée. Sans doute un des meilleurs moments de mon 2017. Vraiment. Sa musique, ses mots, son sourire ont percuté dans mon petit bonheur, c'était tout chouette. Bref, on est pas là pour parler de moi hein. J'ai fini par lire Petit pays au cours de l'été. J'ai mis du temps à rentrer dedans et puis paf, avant que je ne comprenne ce qui m'arrivait, j'ai eu le souffle coupé, la nuit courte, la tristesse au corps. A lire absolument.

Je vous fais profiter, chui sympa

Bleu de travail. Thomas Vinau.
Thomas Vinau, comment l'ai-je découvert ? Je ne sais plus mais je sais que je voulais le lire depuis longtemps celui-là. Un bonheur de poésie. Je me demande comment font certaines personnes pour écrire si bien. C'est vertigineux de puissance. Un tout petit livre qui se déguste en une soirée d'hiver, réchauffée d'une infusion et d'un plaid. C'est pas une histoire, ce sont de petits "textes de rien, de faim et de soif". Une sorte de méditation contemplative sur le monde ouvrier. 
Je vous en livre un extrait :
Les arbres se gonflent et se dégonflent. Ils expirent le vide froid. Les branches sont des bronches. Poitrine de lumière. Et le ciel qui ronfle. Et nos peines soufflées. Là.
Du coup, ça m'a donné envie de le relire alors tous les matins, au petit-déjeuner, je lis une page à mes filles qui bien sûr, ne comprennent pas tout mais semblent apprécier les jolis mots jolis de Thomas. Ainsi, ce n'est pas rare qu'elles me disent "maman, maman, lis-nous un poème de Thomas !" et je m'exécute, heureuse de partager ce petit bonheur avec elles.

In utero. Julien Blanc-Gras.
Julien Blanc-Gras fut pendant longtemps un de mes auteurs préférés. C'est vrai que j'avais adoré Comment devenir un dieu vivant et puis aussi Touriste, j'aimais sa manière d'écrire, son humour, sa capacité à faire du bien avec ses mots. Et puis j'ai lu In utero et j'ai été un peu déçu. Est-ce moi qui ait évolué ou ce bouquin qui est décevant ? Aucune idée. Reste que je n'ai pas vraiment aimé. Je me souviens de quelques clichés et stéréotypes relevés tout au long de ma lecture, et puis un manque d'intérêt général. Mais j'ai déjà à peu près oublié.

Travesti. David Dumortier.
Un livre peu connu qui m'a été conseillé suite à ma participation à un festival de littérature-théâtre-musique qui a eu lieu en 2016 vers chez moi, le festival Essayages. David Dumortier y avait lu quelques poèmes, j'avais bien aimé et donc, on m'avait parlé de son bouquin dans lequel il raconte son métier de nuit, quand il devient Sophia et console les âmes, les hommes, les corps. C'est un récit brut et rude, en même temps très poétique, d'une grande qualité d'écriture. Sans pudeur, sans détours, David Dumortier livre là le récit de ce dont on ne parle jamais mais qui vit quand même quand nait la nuit.

L'arabe du futur 3. Riad Sattouf.
Dernier tome publié de cette très bonne série de BD. On adore, comme les deux premiers. 

Naissance d'une femme. Sam Guelimi.
Un texte court et poétique sur une femme, une femme avec des hommes, une femme avec elle-même surtout. Je l'ai acheté parce qu'écrit par une femme croisée il y a une dizaine d'années et parce que le hasard a été surprenant et parce que le sujet m'intéressait. C'est un tout petit livre qu'on lit en vingt minutes, dont la forme est assez originale, les mots volant sur les pages et rythmant ainsi le texte de manière assez inattendue. C'est un bel objet qui
nous pousse à lire avec pudeur et lenteur.

Ma part de gaulois. Magyd Cherfi.
J'avais entendu parler de ce bouquin dans une émission de France Culture à sa sortie et puis, je suis tombée dessus à la médiathèque alors que je n'avais plus rien à lire. J'ai vraiment beaucoup aimé. Magyd Cherfi écrit vraiment bien, bordel, son écriture est dingue, c'est un pur bonheur ! Unique en son genre, il décortique son vécu de fils d'immigrés avec une verve exaltée et avec une finesse qui n'a d'égal que l'authenticité de son récit ; il y aborde la difficulté à se sentir appartenir à l'une ou l'autre culture, la rage d'inventer du nouveau avec tout ça, son rapport à l'écriture aussi, à la musique bien sûr. Dans tout ça, transparaît une réalité sociologique qui concerne cette génération de gens nés ici qu'on a toujours pensé d'ailleurs. A lire absolument.

Corps de femmes. Alina Reyes.
Un petit et vieux livre chiné à Marseille. Assez organique, un peu bizarre, intéressant aussi, l'auteure y décortique son corps sous un angle personnel mais aussi social. Bon. Pas transcendant mais intéressant.

Un classique bien sûr. J'ai vu le film bien trop tôt pour en saisir les subtilités. La lecture m'a beaucoup plu même si je n'aime guère les traductions.

Palais de glace. Tarjei Vesaas.
Un petit livre conseillé par mon bibliothécaire que j'ai bien aimé. En tout cas, qui m'a un peu hypnotisé. C'est une sorte de conte très imagé, plein de symboliques, j'ai eu l'impression de voyager ou... comment dirais-je... rêver peut-être un peu. Ca ne vous renseigne pas trop sur son contenu mais si ça attise votre curiosité, allez-y !

La femme brouillon. Amandine Dhée.
Je l'avais vu passer dans les nouveautés 2017 et finalement, j'ai su que l'auteure était l'amie d'une amie, qui me l'a donc glissé dans ma boite aux lettres en sachant mon intérêt pour la chose. Bon, je vous le dis d'emblée (et ceux.celles qui me suivent sur Instagram savent) : c'est mon livre de l'année. Celui qui m'a fait le plus vibrer dans mon dedans. L'auteure y aborde les paradoxes de la maternité et a touché à multiples reprises à des choses que j'ai pu vivre moi-même (et que sans doute, nous sommes nombreuses à avoir vécu). Je l'ai lu en une soirée dans mon lit mais il m'a tellement remué que j'ai eu du mal à m'endormir. Vous êtes prévenu.e !

La domination adulte. L'oppression des mineurs. Yves Bonnardel.
Ca faisait un moment que je voulais lire ce livre n'est-ce pas. Peut-être sentais-je que ça allait me remuer fort aussi et qu'il me fallait être prête. Je pense effectivement que si je l'avais lu il y a quelques années, je serais passée à côté de pleins de choses, peut-être même n'aurais-je pas poursuivi la lecture. Yves Bonnardel aborde ici une question sensible donc : la domination adulte sous le prisme des rapports sociaux. 
Pour preuve, voici les premières lignes d'une recension publiée dans la revue Nouvelles questions féministes :
Quel type de régime se caractériserait par l’imposition d’horaires pour manger, dormir et travailler, par le contrôle de ses fréquentations et de son emploi du temps, par l’impossibilité de saisir la justice, par l’interdiction de conduire un véhicule, par l’interdiction de voter et d’être représenté politiquement, par l’obligation de demander la permission pour tout et n’importe quoi – aller aux toilettes, parler, se taire – par l’impossibilité sans accord d’une tierce personne de sortir de chez soi, par l’obligation d’habiter à tel endroit avec telles personnes plutôt que dans tel autre avec telles autres, par l’interdiction d’avoir une indépendance économique et donc de pouvoir subvenir à ses propres besoins ? Un régime dictatorial ? Un régime esclavagiste ? Un régime totalitaire ? Certes, mais c’est aussi le régime de l’enfance qui se caractérise par ces différentes obligations et négations des droits fondamentaux de l’être humain. Telle est la claque intellectuelle qu’il faut être prêt·e à se prendre lorsque l’on se met à lire l’ouvrage d’Yves Bonnardel. Ce livre dérange à bien des égards, puisqu’il vient titiller cet impensé généralisé du statut de l’enfance, c’est-à-dire de la construction politique d’une catégorie de la population privée de droits… pour son bien !
Vous êtes donc prévenu.e.s : ce livre est un pavé dans la mare nécessaire mais dérangeant. Moi qui en avait un peu assez des livres sur l'éducation positive, je trouve celui-ci beaucoup plus efficace pour me bouleverser profondément et donc, aller plus loin que l'application de simples recettes éducatives. En même temps, la prise de conscience peut s'accompagner d'une culpabilité difficile à gérer ; c'est en ce sens que j'avais écrit l'article Ma violence, ta violence. Et les enfants.
Il pourra paraître un peu répétitif à certains égards mais on y pressent aussi toute la complexité qui entoure cette notion et la finesse avec laquelle l'auteur s'y attaque.
✶ Une information importante au sujet de ce livre : Yves Bonnardel a fait en sorte de permettre à des mineur.e.s de pouvoir y accéder gratuitement. Il leur suffit pour cela d'envoyer un scan de leur pièce d'identité. Voyez donc directement sur le site des éditions Myriadis et n'hésitez à en parler à des enfants ou adolescent.e.s que vous croisez.

L'origine du monde (BD). Liv Strömquist.
Une BD prêtée par la même amie qui m'a prêté La femme brouillon (on est pas des féministes nous !) et qui aborde sous un angle historique et social le corps et la sexualité des femmes. C'est assez drôle mais surtout très instructif et en même temps dramatique et essentiel. Autant j'apprends généralement peu de choses dans ce genre de bouquins parce que j'ai déjà exploré beaucoup des questions abordées (je vous parlerais l'année prochaine de la BD d'Ovidie et Diglee - Libres ! qui est vraiment chouette aussi mais qui ne m'a rien appris de nouveau) mais là, on y apprend vraiment des choses essentielles. Je conseille vivement !

Petit guide pour grand bullet. Julie.
Celui-ci, c'est ma copine Julie du blog Zunzùn qui me l'a envoyé et j'envisage de rédiger un article bientôt sur le sujet, suite à des échanges qu'on a pu avoir sur ma page Facebook (je vais le faire, promis !). Je suis depuis Avril 2017 une grande adepte du Bullet Journal, cet outil convient parfaitement à mon travail mais aussi à mes problèmes de... comment dire... variations émotionnelles. Je vous explique tout ça très bientôt mais bref, le livre de Julie est assez chouette pour s'y mettre ou puiser des idées ; je n'utilise pas tout parce que je me sers du Bujo surtout pour organiser ma vie professionnelle, je ne suis pas très portée défis et autres outils de développement personnel que peuvent aussi contenir ce cahier mais chacun.e y trouvera son bonheur à mon avis !

La place. Annie Ernaux.
J'avais lu un de ses livres l'année dernière je crois (je me rends compte que je l'ai oublié dans mes listes précédentes, c'était : Mémoire de fille), j'avais moyen aimé. C'est assez bizarre en fait parce que j'ai eu le même ressenti avec celui-ci ; quelques petites choses me percutent de plein fouet mais je reste quand même à distance. Je ne parviens pas à me glisser dedans. Je le disais un jour sur Twitter, je vibre plus en lisant ses interviews qu'en lisant ses livres, c'est assez étrange. Surtout qu'elle a un succès fou. Bon, je pense en lire un autre quand même, histoire de voir si ça produit le même effet. A suivre...



En 2018, je lirai...

Dans l'enfer des foyers, Lyes Louffok (je suis en train de le lire en fait, obligée de m'arrêter un peu car c'est une lecture terrifiante)
Encore vivant, Pierre Souchon (je le lis... que dis-je, le dévore en ce moment)
La serpe, Philippe Jaenada (mon chouchou d'amour)
Mercy, Mary, Patty, Lola Lafon
BD Libres ! Ovidie
Grandir librement, Eve Hermann
La mécanique raciste, Pierre Tévanian
Nous... la cité. Rachid Ben Bella, Sylvain Érambert, Riadh Lakhéchene.
Maltraitance sociale à l'enfance, Nicole Maillard-Déchenans
Frères migrants, Patrick Chamoiseau
Pour l'abolition de l'enfance, Shulamith Firestone
Milot l'incorrigible. Parcours carcéral d'un jeune insoumis à la Belle Epoque, Toro Escapade
Crépuscule du tourment. Léonora Miano.

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Voilà ! N'hésitez à partager vous aussi vos lectures et impressions dans les commentaires !
C'est à vous !
  1. Sans hésitation pour moi, c'est "Algorithme Éponyme et autres textes" de Babouillec.
    Recueil de textes poétiques d'une force incroyable écrits par une autiste "très deficitaire" sans langage verbal. A voir également le film bouleversant "dernières nouvelles du cosmos".

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